dimanche 22 avril 2012

Vous auriez l'heure ?

Il n'a pas toujours été simple de répondre à cette question.
Ne serait-ce que parce que très longtemps, il n'y avait pas de montre, d'horloge, de pendule ou de tout autre système de mesure du temps.

Comment faisaient alors les anciens pour se repérer dans le temps ?
A une petite échelle, le cycle jour/nuit suffisait bien. Le cycle de la lune équivalait ensuite à notre notion de mois (une lunaison dure 29,5 jours) et à plus grande échelle les solstices et équinoxes donnaient l'information des saisons actuelles.
Quand on se donnait rendez-vous à l'époque, c'était donc plus du genre "On se retrouve ici dans 2 lunes et 6 jours" (avec une précision d'environ 12 heures) que "19h45 pétante devant le ciné". La notion de ponctualité n'était donc pas trop de mise...

Mais pourquoi s'intéresser au temps ? Qu'est ce qui justifie qu'on veuille autant le mesurer ?
Bien avant la mesure du temps pour planifier les semences et les récoltes (disons que c'est mieux de ne pas planter avant l'hiver qui détruira tout...), la question s'est posée en raison du caractère mortel de l'Homme.
Quel intérêt en effet a t'on à mesurer le temps si on est éternel ? Le temps n'est une notion valable que quand il y a un début et une fin et la mesure de la vie humaine en était une bonne raison.

Les premiers systèmes de mesure du temps furent basiques. Tel le gnomon, bâton planté dans le sol et dont l'ombre projetée par le soleil permettait de suivre sa course circulaire sur le sol et donc la journée. Ancêtre du cadran solaire et qui explique au passage pourquoi nos montres sont rondes.
Comment est venue la division de la journée en 12 heures suite à cela (et non en 10 comme on aurait pu s'y attendre dans notre société décimale) ? J'en avais déjà parlé dans mon petit article sur les Babyloniens mais pour faire simple, il faut juste savoir qu'à cette époque, les hommes étaient nomades. Et le système qui prédominait était alors le troc. Et très vite les gens se sont rendus compte que la base 10 se prêtait assez mal aux échanges (si j'ai 10 chèvres et que je veux les diviser entre mes 3 fils, je vais vite avoir un problème). La base 12 en revanche se prêtait beaucoup mieux aux divisions car 12 admet davantage de diviseurs (2,3,4,6) que 10 (2,5).
C'est donc le système comptable à cette époque qui a orienté la division du temps et il était donc normal qu'on divise une journée en 12 parts plutôt qu'en 10.

Les systèmes de mesure du temps ont évolué.
On a connu la clepsydre (littéralement "échappement d'eau") avec cette petite imprécision au début qui venait du fait que la vitesse d'écoulement d'un fluide dépend de sa pression et que donc plus le récipient se vidait, plus la pression d'écoulement diminuait et donc le temps mesuré n'était plus constant.



Les Égyptiens perfectionneront ce système en intercalant une jarre "tampon" entre les deux précédentes, jarre toujours remplie à ras bord et qui assurait donc un écoulement constant dans la jarre du bas.

Le sablier est ensuite apparu mais tous ces systèmes de mesure du temps avait un gros problème : dès qu'il faisait nuit et qu'on ne voyait plus rien, on avait vite un problème pour connaitre l'heure.

On inventa alors les bougies horaire mais là question risque d'incendie, on était pas non plus très serein...


Pour faire un aparté sur ce point, c'est la raison pour laquelle (plus tard) on inventera les répétitions-minutes. Alors qu'aujourd'hui, une RM ne sert qu'à prouver son savoir-faire horloger, et au passage ajouter un zéro au prix de la montre, au moyen-âge il y avait une réelle utilité à la complication : connaitre l'heure la nuit.
Parce qu'on avait bien les crieurs d'heure qui tournaient en ville la nuit en hurlant "Il est 3hhhhhh, toutttt va bieeeeeeennnn !!", mais ça dérangeait pas mal de monde qui ne demandait rien à personne si ce n'est dormir tranquille.

Et puis vers le milieu du moyen-âge, on va faire une série de découverte techniques qui vont rendre possible la création d'horloge.
D'abord, on va découvrir l'isochronisme du pendule. Cela veut dire que si vous prenez un pendule (une bille de plomb suspendue par un fil) et que vous le lâchiez d'un angle quelconque par rapport à la verticale, il passera par le point zéro aux mêmes instants. La période est donc indépendante de l'amplitude ! Il ira juste plus vite pour une distance plus grande mais il conservera la même fréquence.



On avait donc ainsi un système qui puisse mesurer le temps de manière régulière. (De cela en découlera les vieilles pendules de salon avec le balancier qui se balance de gauche et de droite avec un tic tac bruyant et omniprésent).



Sauf qu'en l'état, le problème était qu'un pendule n'allait pas battre la mesure indéfiniment. A cause des frottements de l'air, il finira par s'arrêter. Il fallait donc un moyen de lui fournir régulièrement de l'énergie pour entretenir ce mouvement.

Et c'est là que le ressort entre en scène. Un ressort est un système mécanique qui accumule et restitue de l'énergie. Si on trouvait donc un système capable de transmettre l'énergie du ressort à un pendule et entretenir ainsi ses oscillations, on aurait un moyen de mesurer durablement le temps !

La corporation des serruriers sont alors les premiers vers 1450 à créer un système mécanique d'entrainement. Ils utilisent alors la gravité via un système de poids qu'on remonte avec une poulie et qui en descendant va entrainer un système mécanique dont les rouages (la roue avait heureusement été inventée bien avant) permettront d'engrener et multiplier le mouvement.
La notion de "remonter" une montre vient donc de ces première horloges fonctionnant grâce à la gravité.
Le temps faisant, les serruriers se spécialiseront et deviendront horlogers.

Or à cette époque (fin du XVe siècle) on se trouve en plein dans la période des grandes découvertes maritimes. Et une pendule ne marche qu'à la verticale parfaite pour mesurer le temps, chose difficilement possible avec le tangage des bateaux. C'est pour cette raison d'ailleurs que Christophe Colomb, lors de son périple transatlantique, ayant peu confiance dans les pendules de l'époque, utilisait un sablier qui devait être retourné toutes les 30 minutes par un matelot.

Les grandes conquêtes donneront le signal au développement de l'horlogerie actuelle.
Il fallait des systèmes précis pour se repérer en mer. La latitude s'obtenait assez facilement par observations du ciel et mesures, en revanche le calcul de la longitude était beaucoup plus délicat et imposait d'avoir des systèmes de chronométrage du temps précis à bord.
Et puis, il est bien gentil de partir à la découverte de terres inconnues, on se laisse porter au vent et on voit où on arrive mais à un moment, il faut quand même bien rentrer chez soi...

Bref, c'est pour cette raison que les Anglais, via leur marine puissante, furent les premiers contributeurs à l'horlogerie, notamment dans l'invention du balancier spiral.
Le ressort qui accumule et redonne l'énergie se trouve alors sous la forme d'un spiral


sur lequel est fixé une roue (le balancier) qui oscille et entretient l'isochronisme.

A partir de là, le principe de base est défini et les systèmes évolueront peu jusqu'à nos jours :

Un barillet (ressort) accumule de l'énergie par le remontage (manuel ou automatique) qu'il libère en entraînant une succession de rouages (heures, minuterie, seconde, ...) jusqu'à la roue d'échappement qui laisse "échapper" l'énergie du barillet de manière contrôlée grâce à l'ancre dont le mouvement est régulée et entretenu par le balancier et son spiral. Les marches des roues d'heure, minutes, secondes sont réalisées dans des rapports de démultiplications calculées qui permettent de suivre le rythme des heures, minutes, secondes.

Pour conclure, l'horlogerie actuelle et la mesure du temps telle qu'on la connait aura été rendu possible grâce à quatre grandes inventions humaines combinées entre elles :

- La roue, qui permet l'engrenage et la transmission. C'est ce qu'on appelle l'organe multiplicateur.
- Le ressort, qui permet l'accumulation et la restitution d'énergie. C'est l'organe moteur.
- Le pendule, qui évoluera en un spiral et une roue de balancier, qui permet l'isochronisme et la régulation de  l'énergie libérée. C'est l'organe régulateur.
- La métallurgie car on oublie que sans cette invention de l'ère industrielle, rien n'aurait été possible (des roues en bois dans une montre, ça le ferait moyen question précision et longévité...)

L'horlogerie est un batard technologique dans le sens où ça ne sert plus à rien de nos jours. On a mieux, plus précis, moins cher, plus rapide mais c'est quasiment l'un des seuls batards technologiques qui a survécu de nos jours.
Car il faut bien l'admettre : outre le fait qu'un mouvement horloger fascine par sa capacité à mécaniser le temps, notion par définition abstraite, il faut aussi reconnaitre que c'est drôlement beau...



(Ceci est ma synthèse d'un cours d'horlogerie théorique de M.Figols, crédits et merci à lui pour ce moment passionnant !)

samedi 11 février 2012

Viracocha, le Grand Civilisateur

Cet article est ma synthèse de ce que j'ai pu lire dernièrement sur ce sujet fascinant qu'est le mythe de Viracocha, couplé avec une des célèbres théories de l'explorateur Thor Heyerdahl. 
Je propose ici de recoller les morceaux de nombreuses théories et mythes existant.



Toutes les civilisations pré-colombiennes d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud ont en commun dans leurs légendes la venue à une époque reculée d'un homme blanc, grand, barbu, vêtu d'une toge blanche, déambulant avec un bâton, un livre et quelques fidèles et apportant sagesse, sciences, lois et principes de civilisation à leurs ancêtres qui vivaient là.

Cet homme appelé Viracocha ou KonTiki par les Incas,  Quetzacoalt par les Aztèques et Toltèques, Kukulkan par les Mayas ou encore Bochica chez les Chibcha aurait surgi de l'océan de l'Est sur de "grands bâteaux aux ailes de cygne" (des voiles donc...).
Viracocha n'était pas seul puisque d'autres étrangers blonds à la peau blanche seraient descendus avec lui et auraient entrepris ce grand périple vers le Sud, civilisant les hommes qu'ils rencontraient sur leur chemin.

Ces légendes indiennes, compilées notamment par le chroniqueur espagnol Cieza de Leon, parlent toutes d'un homme bon, doux, parlant avec calme, enseignant et enjoignant les populations à vivre en paix et harmonie les uns avec les autres.

Viracocha se serait établi vers la fin de son périple à Tiahuanaco, au sud du lac Titicaca et y aurait fondé une ville d'un haut degré de civilisation qui continue d'intriguer à ce jour les archéologues, notamment par la présence de constructions gigantesques (les récits indiens parlent de "géants blancs déplaçant les pierres dans les airs") et de "quais" à une hauteur qui ne pouvait être celle du lac qu'il n'y a 15000 ans.


Mais suite à une rébellion fomentée par le chef Cari de Coquimba, Viracocha aurait été contraint de s'enfuir par la mer vers l'Ouest, non sans promettre aux peuples restés fidèles qu'il reviendrait bientôt.

Et c'est précisément cette promesse d'un retour prochain, qui perdura dans la mémoire des peuples sud-américains, qui causera leur perte lors de l'arrivée des siècles plus tard des conquistadors espagnols au XVIe siècle.
En effet, persuadés qu'ils assistaient au retour tant attendu de Viracocha, les indiens accueillirent les Espagnols avec candeur et naïveté, n'opposant aucune résistance à leur avancée.


Quand ils comprirent les intentions destructrices et de conquêtes des envahisseurs, il était déjà trop tard pour réagir et c'est en partie pour cette raison (en plus des armes et des chevaux qui les terrorisaient) qu'une petite troupe d'une centaine d'hommes aux ordres d'Hernando Cortès a pu ainsi soumettre sans mal tout un empire de plusieurs centaines de milliers de personnes.

Mais revenons à notre ami Viracocha. La légende dit qu'il s'enfuit par l'Ouest. Faisons le lien avec une autre théorie défendue par Thor Heyerdahl : le peuplement de la Polynésie non pas par des habitants de l'Asie du Sud Est mais par l'Amérique du Sud.

En 1947, alors qu'il se trouve en Polynésie, Thor Heyerdahl entend parler par un vieil autochtone de la légende selon laquelle un dénommé Tiki serait venu par la mer d'une grande terre située à l'Est pour peupler les îles de la région.
Il élabore rapidement une théorie selon laquelle le peuplement des îles polynésienne ne serait pas du à une migration d'ouest en est depuis l'Asie mais d'est en ouest depuis l'Amerique.
Il met tout de suite sa théorie à l'épreuve des faits expérimentaux en construisant un bateau de balsa (qu'il baptisera "KonTiki") selon les techniques sud-américaines de l'époque et s'élance dans la traversée du Pacifique depuis le Pérou.


3 mois de navigation plus tard, il aborde sur les îles Tuamotou, prouvant ainsi qu'une telle migration était bel et bien possible à l'époque.

L'histoire de l'Ile de Pâques est quant à elle tout assi fascinante. On connait tous ses fabuleux Moais, géant de pierre longtemps demeurés mysterieux quant à leur érection jusqu'à ce que les scientifiques expliquent leur transport et l'utilisation abusive des ressources en bois de l'ile jusqu'à la disparition complète de ses forêts et l'auto-destruction de sa population.
On sait, d'après les recueils des premiers explorateurs, que l'île était initialement constituée de deux grands clans : les Grandes Oreilles qui gouvernaient et érigeaient les Moais et les Petites Oreilles, main d'oeuvre ouvrière de la première. Plus tard, alors que sans ressource, l'ïle va être le théatre d'une violente révolte des Petites Oreilles, les statuts seront renversées de colère et les Grandes Oreilles massacrées.

N'est il pas alors possible, en joignant tous ces morceaux, d'imaginer que les Grandes Oreilles, pascuans civilisés et bâtisseurs, aient pu être issus de Viracocha fuyant l'Amerique du Sud et débarqué sur l'ïle ?
Que les Petites Oreilles furent peut-être issus des peuples d'Asie du Sud Est et mis en esclavage par les premiers, plus évolués qu'eux ?
Ceci s'illustre d'autant plus par le fait qu'au sein de la civilisation Inca, seuls les nobles étaient autorisés à se laisser agrandir le lobe de l'oreille par le port de poids suspendus.
Or n'y a t'il pas une ressemblance évidente de ce point de vue entre cette statuette inca et ces moais ?




Que le fameux Pukao, le "chapeau" rougeatre que l'on voit sur la tête de certains Moais, n'est pas non plus sans rappeler le turban que les chefs Incas portaient ?
Que les statuts présentes à Tiahuanaco, la dernière cité de Viracocha, présentent une ressemblance notable avec les statues pascuanes ?


Sans compter que la patate douce, base de l'alimentation des peuples polynésiens n'a jamais existé en Asie du Sud Est mais uniquement en Amérique du Sud.

Sans rejeter le peuplement par l'Asie, il reste donc toutefois tout à fait possible d'imaginer qu'il y ait aussi eu un peuplement via l'Amérique du Sud, peuplement qui pourrait pourquoi pas être issu de la fuite de Viracocha, le "Dieu" civilisateur des mythologies pré-colombiennes, Dieu qui n'aurait rien de divin mais qui serait un homme issue d'une ancienne civilisation plus développée que celles existantes à l'époque en Amérique et qui aurait ainsi vu en lui, de par ses connaissances, un être supérieur.

Se pose alors une autre question tout aussi fascinante : celle de de l'origine de Viracocha, cet homme grand, blanc et barbu, qui serait arrivé par la mer pour apporter la civilisation.

Allons, un petit effort...
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Vous ne voyez toujours pas ?
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Quelle terre  mythique, habitée par des hommes sages et hautement évolués, aurait existé à l'Est de l'Amérique du Sud, terre qui aurait disparu brusquement, poussant ses survivants à fuir vers les terres alentours ?




jeudi 15 décembre 2011

Petite Histoire des Hébreux pour les Nuls - suite et fin

Alors, rappelez-vous, il y a un moment de ça, j'avais entamé une petit récapitulatif historique au sujet des Hebreux.


Pour résumer rapidement, nous avions vu Dieu, Adam et Lilith Eve, leurs enfants Cain, Abel (tué par le précédent) et Seth, puis la descendance de ce dernier jusqu'à Noé. 
De là, grand lessivage de printemps, l'humanité est noyé et on recommence avec les descendant de Noé : Abraham et le sacrifice sauvé de son fils Issaac, la querelle des fils de ce dernier : Jacob (aka Israel après son combat avec un Ange) et Esau...qui finissent par se réconcilier. Les 12 enfants de Jacob vont donner naissance aux 12 tribus d'Israel.


Reprenons en donc là.

Joseph, fils de Jacob n'a pas de bol. Ses frères lui en veulent et le vendent à des marchands egyptiens de passage.
Malgré toute attente et grâce à son talent, Joseph finit par devenir vice-roi d'Egypte. Lorsque la famine touche le pays de Canaan, sa famille est obligé de migrer et venir mendier de la nourriture en Egypte.
Non sans avoir donné une leçon à ses frères, Joseph leur pardonne et leur permet de s'installer dans le pays.
C'est donc le début de l'installation des Hébreux en Egypte. On se situe alors autour de -1600 avant J.C

Les Hébreux vont ainsi vivre et prospérer en Egypte pendant près de 400 ans...sauf qu'à trop prospérer, on attise les jalousies locales et ils deviennent rapidement opprimés par le peuple egyptien.

En -1250, pour le protéger d'un appel au meurtre de tous les nouveaux-nés masculin, un petit garçon est abandonné par sa mère sur le fleuve dans une corbeille. Il dérive jusqu'à être découvert par la fille... du Pharaon. Elle le nomme alors Moïse qui signifie "Sauvé des eaux".

En grandissant Moïse découvre la condition d'opprimés de son peuple. Après le meurtre d'un Egyptien, il s'enfuit dans le désert où il est contacté par Dieu sous la forme d'un buisson ardent. Cherchez pas à comprendre, Dieu fait ce qu'il veut et s'il a envie d'être un buisson, il est un buisson.

Toujours est il que Moise est alors chargé de libérer le peuple Hébreux du joug egyptien et il organise donc la Résistance tel un John Connor antique.
Histoire de l'assurer de son soutien dans cette entreprise ambitieuse, Dieu envoie les 10 plaies au Pharaon pour bien lui faire comprendre qu'il ne rigole pas.

Moïse organise donc la fuite de son peuple vers le pays de Canaan, ouvrant au passage la Mer Rouge et recevant les Tables de la Lois de Dieu himself au sommet du mont Sinai, augurant une escapade à travers le désert de 40 ans. Autant dire qu'il fallait être motivé pour rejoindre la Terre Promise.


A partir de là vont s'ensuivre 400 ans de conquête du Pays de Canaan contre les Philistins (=Palestiniens, l'Histoire est un perpétuel recommencement...) qui s'étaient installés là entre-temps.

C'est l'époque du Roi des tribus unifiés David, petit berger ayant terrassé le géant Philistin Goliath.



Son fils fut le non moins célèbre Roi Salomon, connu pour son sens de la justice et sa propension à vouloir découper des enfants en deux.
Salomon construit alors à Jerusalem le Temple éponyme pour y déposer l'Arche d'Alliance contenant les Tables de la Loi.





A sa mort, les 12 tribus vont faire sécession. Deux au Sud (Juda et Benjamin) vont créér le Royaume de Juda et les 10 autres au Nord créeront le Royaume d'Israël.






On se trouve alors -931.
Le Royaume d'Israël va exister jusqu'en -722 et sa conquête par le Royaume d'Assyrie. 
Les populations fuient alors ou sont déportées, ce qui va constituer le mythe des Dix Tribus perdues d'Israël dont certains archéologues penseront trouver des traces jusqu'en Ethiopie.


Le Royaume de Juda va exister quant à lui jusqu'en -587, date à laquelle il sera détruit par le Roi de Babylone Nabuchodonosor II et sa population là encore déportée un peu partout dans la région.


Les Hébreux n'ont alors plus officiellement de terre reconnue et se distillent dans les populations locales du Moyen-orient.


La région sera alors sous domination Perse jusqu'en -332, puis passera sous domination Grec grâce aux conquêtes d'Alexandre le Grand, jusqu'à devenir colonie romaine vers -60 au moment de la domination de l'Empire Romain.


En -3 avant lui-même naitra alors Jésus qui entrainera avec lui une nouvelle religion, le Catholicisme.

Les Hébreux, devenus Juifs entre-temps, entrent alors dans l'ère moderne et il est temps pour moi d'arrêter là leur histoire antique.

jeudi 25 août 2011

Pourquoi une journée comporte 24 heures ?

Et pourquoi une heure comporte 60 minutes ?

Pourquoi, a la difference de tout le système metrique usuel, on ne compterait pas l'heure par multiple de 10 egalement ? Pourquoi une heure fait 60 minutes et non pas 100, comme un euro fait 100 cents, un siecle, 100 ans, un metre, 100 cm, etc ?

D’abord qu’est ce qui justifie que nous comptions en base decimale ?

Tout simplement parce qu’on a 10 doigts et que des les debuts de l’humanite pensante, il s’est avéré bien pratique de compter en utilisant ses doigts pour representer les choses. Il est donc devenu naturel que notre base de calcul se calque sur le chiffre 10, ses multiples et ses puissances.


Certains peuples inclurent meme les doigts de pieds et comptaient alors en base 20 (base vicesimale) comme ce fut le cas par exemple des Mayas.
(D’autres tribus mysterieuses comptent elles en base 2, a coups de 0 et de 1. On les appelle les Informaticiens mais les scientifiques n’ont pas encore perce tous leurs secrets…)

En base 10, on va compter 0,1,2,3,4,5,6,7,8,9 avant de passer a la dizaine.
En base 2, on ne dispose que de 0 et 1. Ce qui veut dire que des qu’on atteint 1, il faut passer a la « dizaine » superieure. 
0,1,2,3,4,5,6,7,8,9 devient donc en base 2 : 0,1,10,11,100,101,110,111,1000,1001.

On compte par 10, 20, 30 en base 10, on comptera par 20, 40, 60 en base 20.
La aussi, c’est ce qui explique la difference entre septante et soixante-dix par exemple.

Alors que les peuples saxons (qui etaient aussi installes dans l’actuelle Belgique) comptaient en base 10, les peuples situes dans l’ouest de la France comptaient en base 20. Donc pour exprimer le chiffre 70, il fallait dire 60+10 puisqu’il n’y avait pas de mot specifique pour designer les quantites en dizaines intermediaires autres que 20,40,60,80,etc… 
Pour les Parisiens, l’hopital des 15-20 est une illustration de ceci car 15x20 est une expression de 300 en base 20 et cet hopital, cree par Saint Louis, comportait a l’origine 300 lits.

Cette parenthese faite, j’en reviens a la notion de temps.

Il y avait donc des peuples qui comptaient en base 10 (la majorite en fait, du a la facilite de l’utilisation de nos mains), des peuples en base 20 et des peuples en base… 12.

Ce fut le cas des Babyloniens il y a environ 4000 ans, qui ne comptaient pas sur leurs doigts mais sur les phalanges de 4 doigts de la main (le pouce servant a compter) : 3 phalanges sur 4 doigts de la main font un total de 12. 
Ce système peut nous paraitre etrange au premier abord mais faites l’essai et c’est veritablement puissant (je vais d’ailleurs me donner un style maintenant a compter a la mode babylonienne, ca posera son homme dans les diners mondains…).

De la main droite, vous pouvez compter jusqu'à 12 (avec seulement jusqu'à 5 avec la methode classique) et l’autre main sert a signifier les quantites 12, 24,36,48, 60 avec les 5 autres doigts. 

A chaque fois que vous atteignez 12 avec la main droite, vous tendez un doigt de la main gauche pour retenir cette « douzaine ».
Avec vos deux mains, vous pouvez donc compter jusqu'à 72 avec la methode de Babylone mais seulement jusqu'à 10 avec notre bonne vieille methode classique ! 

Choisissez votre camp…

Pourquoi les Babyloniens choisirent de compter par 12 et pas par 10 au final ? 

Parce que 12 est bien plus pratique que 10 pour faire des calculs. 
Alors que 10 n’est divisible que par 1,2,5 et 10, 12 se divise par 1,2,3,4,6 et 12.
Or a l’epoque, sans calculette je le rappelle, ce système était nettement preferable, car s'il est facile de faire des additions/soustractions, les divisions sont un peu plus "hardcore". 
Il offrait plus de diviseurs possibles, donc plus de facilite pour diviser les quantites.

Par exemple, un baton de longueur 10 peut se decouper en 2 batons egaux, ou 5 batons egaux ou 10 petits batons egaux.
Mais si on dit que ce baton est de longueur 12 dans notre nouveau systeme, alors on peut avoir 2 baton egaux, 3 batons egaux, 4 batons egaux, 6 batons egaux ou 12 petits batons egaux. 
Il est plus simple de contenter tout le monde. Car si dans le premier cas, j’ai 3 personnes qui veulent un morceau egal de baton, je vais vite avoir un souci de partage, 10/3 ne tombant pas juste.

Vous me suivez toujours ?

Bref tout ca pour dire que les Babyloniens comptaient en base 12 sur leurs phalanges et que c’était bien puissant.

Or ce sont ces memes Babyloniens qui les premiers mesurèrent le temps et toutes les autres civilisations leur succedant par la suite (Egyptiens, Grecs, Romains) reprendront leur système et heriteront naturellement de cette manière de compter en base 12 qui s’est transmise jusqu'à nous et sur nos poignets.

Les Babyloniens diviserent donc le jour en 12 periodes egales (de meme que la nuit), ce qui correspond a nos heures.

Ils auraient pu ensuite diviser une heure en 12 (minutes) mais ils choisirent d’utiliser un autre mutiple : 60 car ce chiffre offre encore plus de diviseurs : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 10, 12, 15, 20, 30, 60. 
La division d’une heure en parties egales était donc beaucoup plus fine et facile ainsi ! 
On peut compter de 5 en 5, de 6 en 6, de 12 en 12, etc… 
La suite a fait qu’on ne decompose aujourd’hui les heures qu’en dizaines d’heures, quart d’heures et demie-heures a l’utilisation mais on pourrait tout a fait les decomposer en tiers d’heures ou sixieme d’heure. Question d’usage finalement.

Et avec des heures de 100mn, on aurait eu beaucoup moins de choix de division du temps !


D’autre part, les Babyloniens avaient aussi remarque que le cycle des saisons se reproduisaient tous les 360 jours. 
Bon en verite, c’est 365,25 jours mais a l’epoque, on ne leur en voudra pas.
Or, ca tombe bien 360 est un multiple de 12, justement ! Qu’il en soit ainsi, ils diviserent donc une annee en 12 periodes de 30 jours : nos mois.


Apres la Revolution francaise, les Republicains ont voulu appliquer le nouveau système metrique au temps. 
Ils créèrent ainsi un calendrier avec des semaines de 10 jours, des jours de 10 heures, des heures de 100 mn et des minutes de 100 secondes. Ce système a ete en usage de 1792 a 1805 mais ne fut jamais veritablement convaincant. Et de toute facon, ca ne pouvait pas marcher en France : on n’était en WE que tous les 10 jours

Au final, il faut donc bien avoir conscience que notre système de division du temps actuel vient directement de Babylone qui l’a defini ainsi il y a plus de 4000 ans en utilisant un système de calcul duodecimal.
Nous sommes donc les héritiers de cette pensée et leur rendons hommage a chaque fois que nous lisons l’heure.

lundi 14 février 2011

Rétrospective vidéo 2001-2011

A l'occasion de la sortie d'une nouvelle vidéo (voir tout en bas de la liste ci-dessous), j'en profite pour mettre dans un seul sujet toutes (c'est un grand mot) les vidéos persos qui ont jalonné ces 10 dernières années.


  • What's my age again ? (2001)

Premier film réalisé en 2001 (j'avais 20 ans), celui pour l'élection au BDE de Centrale Lyon dans l'équipe qui organise le WEI (week end d'intégration). On a complètement repompé sans vergogne le clip de Blink182 "What's my age again".


Tournage un dimanche de janvier, il faisait 1 degré....

Pour info, il m'a fallu ajouter à la main les petits carrés noirs, image par image : 24 images par seconde, 2mn22 de vidéos, autant dire que je me suis amusé.
Je me suis d'autant plus amusé que la veille de la diffusion du clip, alors que tout était quasiment terminé, je fais une fausse manip qui m'efface 90% des parties du film.
J'ai passé une nuit blanche et toute la journée suivante à tout remonter dans l'urgence (d'où parfois les cadres noirs qui ne sont pas terribles) pour heureusement envoyer le film 15mn avant diffusion.


  • B52 en flanby (2002)

La fine fleur de l'élite des ingénieurs français de l'Ecole Centrale de Lyon, quand ils ne se mettent pas des mines à la Kronenbourg, passe leur temps à gober des flanby.
Vidéo sans intérêt aucun mais qui démontre un exercice particulier dans la discipline : celui du gobage de flanby par larguage du haut d'un immeuble. D'où le nom de B52.
N'oubliez pas que ce sont des gens comme nous qui concevons les avions dans lesquels vous volez.




  • Fight Club (2002)


Il faut que je retrouve cette vidéo. Ce mémo est là pour m'en souvenir




  • Counter-Strike : Blink's Frag Collection (2004)

En parallèle de mes activités scolaires hautement intellectuelles, je jouais aussi à Counter-Strike en compétition par équipe. Une petite vidéo de team montrant quelques belles actions des membres.





  • Run Away (2009)

Tour du monde en 2008-2009 avec mon pote Loïc. Plutôt que de montrer 5000 photos aux gens, on décide de faire une vidéo efficace pour rendre compte de tout ce qu'on a vu. C'est  sympa, rythmé, original. J'aime assez.





  • Through the window (2009)
Une vidéo à 100% de mon camarade de tour du monde qui mérite aussi d'être vu. Le monde vu de la fenêtre de nos moyens de transports.





  • Le Tour du Monde des Potes (2009)
Surfant toujours sur les souvenirs et photos du TDM, j'ai fait plein de vidéos type diaporama musical par pays visité. Je vous les épargne ici puisqu'elles font fortement penser à des vidéos de mariage de beaufs sur fond de musique de Yannick Noah, aux dires de mon camarade, mais je mets quand même ici celle que je préfère : un hommage à l'amitié sur des paroles de Grand Corps Malade.




  • It's a kind of Magic (2009-2010)

Arrivent maintenant quelques vidéos de magie. J'en ai tourné beaucoup, je ne mets ici que les dernières qui sont donc les plus abouties, tant dans le choix musical que dans la technique.

Dream of Aces



Invisible Palm




Reset




Clubs




  • Le 9eme Bouddha (2011)

Vidéo faite à l'occasion de la visite de mon pote Loïc (toujours le même) chez moi en Thaïlande.
On a eu l'idée de réaliser ce petit film de vacances comme la bande-annonce d'un film imaginaire.




vendredi 31 décembre 2010

Petite Histoire des Hébreux pour les Nuls

Sans savoir pourquoi, il se trouve que je suis passionné par l'Histoire des Hébreux (periode ancien testament)


Je vous propose donc ici un petit résumé afin d'y voir plus clair dans toutes ces histoires qui deviennent vite confuses.


Au debut, nous avons donc Adam et Eve. 
Enfin, on a d'abord Adam et comme il se fait chier tout seul et qu'à l'époque la Playstation n'existe pas, Dieu lui envoie une femme.










Mais pas Eve, attention, non. Lilith qui fut la premiere vraie femme d'Adam.

Créée à part entière, elle se révèle vite casse-couilles et agressive envers Adam (tiens, tiens...), du coup, il demande à Dieu de la dégager et celui-ci créé Eve à partir de sa côte, montrant ainsi la dépendance/soumission d'Eve vis à vis d'Adam. Lilith est depuis devenue une espèce d'entité démoniaque, symbole parfait pour les féministes du monde entier.

Adam et Eve ont deux enfants : Cain et Abel. Cain devient cultivateur et Abel berger. Dieu leur demande une offrande. Abel file un agneau, Cain une plante. Dieu n'est pas très content du cadeau de Cain et lui signifie. Il devient vexé, jaloux d'Abel et finit par le tuer (premier meurtre a la 2e generation, montre la nature violente naturelle de l'Homme). 
Dieu lui impose alors une marque (un point noir sur le front, ou une corne selon d'autres) pour que les gens qu'ils croisent aient peur de lui et le fuient. Je pose qd meme la question que personne n'a posé depuis 2000 ans : qui, bordel, peut croiser Cain alors qu'il y a pas vraiment foule sur Terre à cette époque là ?? 
Bref, passons...

Pour oublier Abel, Adam et Eve ont un nouvel enfant, Seth.
A cette epoque là, les gens vivaient 800-900 ans. Cain sera tué par un descendant de Seth au cours d'une partie de chasse, croyant voir un animal.

Bref, toute l'humanité va donc descendre de Seth. Fils = Enoch, fils = Kenan, fils = Mahalalel, fils = Yared, fils = Henoch, fils = Mathusalem (LE Mathusalem, qui vivra 969 ans), fils = Lamech, fils = Noé. LE Noé.

Noé nait 1056 ans (ah oui, c'est précis) après Adam et Eve qui sont morts 126 ans auparavant. On se situe alors en -2970 avant JC. L'Humanité a donc été créée, d'après la Bible, vers -3650.


A cette epoque, l'humanité deplait à Dieu. Seul Noé est vertueux dans ce monde pourri. Donc Dieu le previent qu'il va y avoir un peu de pluie et qu'il ferait bien de se mettre à l'abri.

La douche promise arrivant, seul Noé et sa famille survivent dans son bateau. L'humanité (vous, moi, Justin Bieber) descend donc veritablement de Noé.






 Il a 3 fils Ham, l'ancêtre des Africains, Japhet, l'ancètre des Européens et Sem, ancêtre d'Abraham et donc des Juifs.

Venons en à Abraham, quelques générations plus tard. Il s'appelait Abram à la base mais Dieu lui a donné un nouveau nom de scène : Abraham, qui signifie "Père d'une multitude". Nous verrons plus tard en quoi Dieu avait raison (Dieu est omniscient, faut-il le rappeler).

Abraham a deux fils mais le premier Ismael n'est pas avec sa vraie femme Sarah mais avec sa servante. Le bon s'appelle Isaac. Dieu le met à l'épreuve de le sacrifier, ce qu'il acquiesce bonnant malant, démontrant la soumission à l'autorité. Au dernier moment, Dieu le sauve. Sympa, Dieu finalement. 
Metaphore de la fin des sacrifices humain aux Dieux.
Remarque : pour les Musulmans, Abraham s'appelle Ibrahim et c'est Ismael qui est le vrai fils à sacrifier et de qui descendent les Arabes. La fête de l'Aïd el Kebir commémore ce sacrifice. C'est ici que divergent (entre autres...) Juifs et Musulmans.

Isaac a deux fils : Jacob et Esau (les mecs de Lost).
Jacob fait une ruse a son père, aveugle, pour obtenir sa bénédiction et devenir le chef de famille alors que son frere Esau, etant le plus agé, avait ce droit. Du coup Esau est pas content et veut tuer le frangin.
Jacob s'enfuit dans le Nord pour eviter les ennuis. En chemin, il se bat avec un inconnu toute la nuit. A la fin, le type lui dit "Felicitations mec, maintenant tu vas t'appeler Israël, qui veut dire "Celui qui a lutté avec un Ange". Jacob en reste pantois mais son nouveau nom sonne bien alors il le garde.



Jacob, aka Israël, revient après 20 ans d'exil en pays de Canaan, se réconcilie avec son frère et va avoir 12 enfants entre ses deux femmes et deux autres copines : Ruben, Simeon, Levi, Juda (pas celui de Jésus, un autre), Dan, Gad (pas le comique, hein), Nephtali, Aser, Issachar, Zabulon, Dinah, Joseph et Benjamin.

Ce sont les pères des 12 tribus d'Israël.

lundi 14 juin 2010

Le Top 10 de mes livres favoris (et qui n'engagent que moi...)

Afin de peut-être vous faire découvrir de nouveaux livres et de nouveaux auteurs, je vous propose ici un petit top10 de mes bouquins préférés.
Alors, attention, je ne parle pas des meilleurs livres jamais écrits sur Terre, je parlerai ici simplement des livres qui m'ont passionné, instruit, ouvert les yeux ou tout simplement fait passé d'excellents moments tout au long de leur lecture.

J'annonce tout de suite qu'étant plus scientifique que littéraire, ces livres seront forcément orientés dans ce sens et je prends aussi la liberté de tricher en regroupant des livres équivalents d'un auteur.



1) Histoire des Codes Secrets - Le Dernier Théorème de Fermat - Le Roman du Big Bang.

Je vais commencer par l'auteur qui me fascine le plus depuis quelques temps et en qui je me reconnais complètement : Simon Singh. Physicien, chercheur au CERN et journaliste il a le don de vulgariser et de rendre passionnant les sujets scientifiques qu'il traite.
Je l'ai découvert avec Histoire des Codes Secrets, un ouvrage remarquable qui raconte comme une véritable aventure l'évolution de la cryptographie (et de son déchiffrement, la cryptanalyse), une lutte entre codeurs et décodeurs depuis les premiers textes antiques codés par le Chiffre de Jules César jusqu'à la cryptographie quantique actuelle, en passant par le Carré de Polybe, le Chiffre de Vigénère, l'ADFGVX, la machine Enigma et l'actuel RSA utilisé sur internet et bien sûr plein d'autres encore.
Ca se lit comme un roman policier et on en redemande.




J'ai poursuivi avec Le Dernier Théorème de Fermat. Le fabuleux récit de la résolution du plus grand problème mathématique de tous les temps. Une équation toute simple posée par Pierre Fermat en 1637, compréhensible par un collégien, et qui a mis en déroute pendant plus de 350 ans les plus grands mathématiciens du monde. L'occasion pour Singh de retracer l'histoire des mathématiques de Pythagore, Euclide, Euler, Gauss, Cauchy, Bernoulli, Abel et Galois, etc...





Enfin, je recommande vivement Le Roman du Big Bang ou la plus importante découverte scientifique de tous les temps : notre origine. Depuis les premiers Grecs de l'Antiquité qui mesurèrent la Terre avec les moyens du bord (soit à peu près...rien), aux Astronomes qui découvrirent les autres planètes et galaxie, en passant par la grande lutte pour prouver la rotation de la Terre autour du Soleil menée par Copernic, Kepler, Galillée. La découverte de l'expansion de l'univers par Hubble, la relativité et le continuum espace-temps d'Einstein, la radioactivité, la mécanique quantique, quasiment tous les thèmes scientifiques sont abordés avec clarté et cohérence dans ce livre riche de savoir et de découvertes.



Mon préféré : Histoire des Codes Secrets que j'ai bien du lire et relire au moins dix fois tellement il est passionnant.


2) Nous les Dieux - Le Souffle des Dieux - Le Mystère des Dieux.

Sur le concept original d'une Star Academy d'élèves-dieux, Bernard Werber nous propose de revivre toutes les grandes étapes de la création du monde et de l'humanité via les grandes civilisations qui l'ont marquée. L'histoire se suit sur 3 volumes et finit par répondre à la question de l'évolution werbérienne : si le 1 incarne le minéral, le 2 le végétal, le 3 l'animal, le 4 l'homme, le 5 le sage, le 6 l'Ange, le 7 l'élève-dieu, le 8 le Dieu... qu'est le 9 ?

(attention effet graphique de haut vol : la diagonale infernale, due à mon incapacité technique à les mettre les uns à côté des autres).







Mon préféré : Le Souffle des Dieux, car centré sur les grandes civilisations humaines et l'Histoire des Hébreux.




3) Anges et Démons - Da Vinci Code - Le Symbole Perdu.

Alors Dan Brown, on aime ou on n'aime pas.
Moi, j'aime et je le revendique (vous remarquerez cependant qu'aucun Harry Potter ne figure dans ce classement... ).
J'aime parce qu'il réussit à mêler Histoire et enquête policière, parce qu'il traite de sujets controversés (les Illuminati qui auraient juré la fin de l'Eglise, le Graal qui désignerait Marie ou encore les Francs-Maçons qui cacheraient le plus grand secret du monde au coeur de Washington) de manière ingénieuse et relativement crédible. A la fin de chaque livre, il m'a fait passer des heures sur internet et wikipédia pour vérifier ses théories, ses révélations, ses anedotes en me faisant me demander "Et si c'était vrai ?"

(la diagonale infernale est de retour...)








Mon préféré : Anges et Démons, parce que l'Eglise et ses mystères séculaires m'a toujours intrigué.


4) L'Art de la guerre.

Voilà le livre qui n'a pas bougé de ma table de chevet depuis plus de 10 ans.
Ecrit il y a 2500 ans par Sun Tzu, ce petit traité militaire est bien plus que ça.
C'est la référence absolue des comportements stratégiques à adopter en toutes circonstances.
Sur le plan militaire, bien sûr, mais aussi dans les affaires, le marketing, la communication, les relations sociales ou encore bien sûr la politique.

Et surtout, je me suis rendu compte qu'il y a 2500 ans, les Hommes étaient déjà bien plus malins que je ne le pensais et pourraient en apprendre gracieusement aux stratèges modernes...

Quelques citations : 
"L'art suprême de la guerre est de soumettre l'ennemi sans combattre."
"La guerre repose sur le mensonge."
"Celui qui connaît son ennemi autant qu'il se connaît soi-même sera toujours victorieux."




Autre suggestion incontournable qui reprend les thèmes de l'Art de la Guerre et des 36 Stratagèmes Chinois : Les 48 Lois du Pouvoir


Article détaillé sur ces lois ici.



5) Le Prince.

Là aussi un incontournable du pouvoir et du savoir.
Ecrit par Nicolas Machiavel au XVIe siècle pour aider le jeune prince de Florence, Laurent de Médicis, à régner, il expose l'art et la manière de gouverner en manipulant le peuple et les autres pouvoirs.

Les idéalistes croient aux promesses des hommes politiques et se révoltent encore quand elles ne sont pas tenues. Les réalistes, eux, ont lu Le Prince et ne s'en étonnent plus.

Quelques citations :
" Il est plus sage d'être craint que d'être aimé".
"Un prince bien avisé ne doit point accomplir sa promesse lorsque cet accomplissement lui serait nuisible, et que les raisons qui l'ont déterminé à promettre n'existent plus."
"Il faut, comme je l'ai dit, que tant qu'il le peut il ne s'écarte pas de la voie du bien, mais qu'au besoin il sache entrer dans celle du mal."





6) L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu.

Le livre qui vous fera gagner 100% de culture générale et d'histoires intéressantes et fascinantes à raconter pour impressionner les filles les amis. Des sciences, de la spiritualité, de l'Histoire, des paradoxes. A lire et à relire évidemment pour tout retenir.



Le deuxième tome est également disponible et tout aussi intéressant :





7) Le Théorème du Perroquet.

Et oui, croyez-le ou non, mais j'ai passé un bon moment avec ce livre écrit par Denis Guedj.
L'histoire est niaise, je l'accorde mais elle n'est que le prétexte à une Histoire des Mathématiques à travers les siècles et les pays. Un bouquin complémentaire du Dernier Théorème de Fermat.





8) Cyrano de Bergerac.

Parce qu'il faut bien une pièce de théâtre, en voici une incontournable d'Edmond Rostand. La verve de Cyrano n'a d'égale que son audace dans cette histoire d'amour interposée. La réparti est grandiose, les vers s'enchaînent avec tact et fluidité comme l'épée du héros.


Quelques citations :
"Voilà, monsieur, ce qu'à peu près vous m'auriez dit si vous aviez un peu de lettres et d'esprit. Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres, vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres, vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !"
"Eh bien ! oui, c'est mon vice.Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse."
Et bien sûr la tirade du nez "Ah non, c'est un peu court, jeune homme ! On aurait pu dire, oh bien des choses en somme !, [etc...]"
et la non moins bonne tirade de la gloire "Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce, Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ? Non, merci, [etc...]"




Autre pièce de théatre à ne pas manquer : Le Cid, de Corneille.


9) Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens.

Autant le dire tout de suite, ce n'est pas un roman, il y a des longueurs et l'histoire n'est pas follement passionnante.
C'est sûr mais si j'ai choisi de faire figurer ce livre dans mon classement, c'est parce qu'il m'a fait éclater au visage un fait révoltant : nous sommes totalement manipulables et on se fait avoir à longueur de journées.
Le livre délivre et explique toutes les techniques permettant d'augmenter ses chances de faire faire aux gens ce que l'on désire (et accessoirement ne plus en être victime).
A l'issue de la lecture, on se prendrait presque pour un Jedi.




Exemple de techniques :
- Le Pied dans la Porte : je commence par vous faire accepter pleins des petites demandes peu contraignantes pour ensuite vous faire accepter plus facilement ma demande contraignante initiale.
- La Porte au Nez : je vous demande d'accepter une demande très contraignante, voire totalement délirante. Vous refusez et ensuite je passe à ma demande contraignante initiale que vous accepterez plus facilement par remords.


10) Le Crime de l'Orient Express

Je suis obligé de faire figurer au moins un roman policier dans cette liste. Le choix est dur et je choisis celui-là car peut-être le plus emblématique de tout ce que j'ai pu lire pendant mon enfance et adolescence et qui m'aura permis d'acquérir ce don (ennuyeux) de deviner la fin des films au bout de 20 mn...
L'oeuvre entière d'Agatha Christie, véritable génie en la matière, peut vous occuper et vous passionner une vie durant.
Le Crime de l'Orient Express est donc une enquête policière à rebondissements menée par l'inégalable Hercule Poirot. Un meurtre est commis dans un train, tous les passagers sont suspects. Qui est le meurtrier ? Evidemment, le lecteur se fait balader de bout en bout jusqu'au dénouement final surprenant.
J'aurais également pu citer Le Meurtre de Roger Ackroyd dont la fin et l'identité du meurtrier reste pour moi l'une des meilleures idées originales qu'il m'ait été donné de voir dans un roman policier.







Autre suggestionL'assassin habite au 21. Un classique avec là encore un meurtrier insoupçonnable et génial.

mardi 9 février 2010

Le sexe expliqué aux enfants

Photobucket




Merci à Aurélien de m'avoir envoyé ça.

It's a (new) kind of magic

J'ai commencé ce blog initialement afin d'y partager quelques vidéos perso de magie.

J'y reviens à présent en présentant ici mes dernières production.
Je pense avoir trouvé mon style désormais : pas de blabla niais, pas d'humour bancal ou de banalités, juste la beauté d'une musique qui ajoute à la poésie d'un tour de magie.
On regarde, on écoute et on se laisse transporter.


A dream of Aces :






Invisible Palm :







Reset :







Clubs :



mardi 5 janvier 2010

Mon premier Roman - Apprentissage de la séduction

Re-Bonjour à tous,

Après plus d'un an de silence radio sur ce blog, je reviens pour y faire la promotion de mon premier livre, un roman intitulé Le Prix et traitant de la Séduction.

J'y expose de manière pédagogique à travers une histoire de voyage autour du monde les principes de séduction des femmes, les concepts, les techniques et les mécanismes qui entrent en jeux.

Si jamais le sujet vous intéresse, je vous invite à lire un peu plus de détails et d'extraits sur le blog que j'ai créé pour cela : Blog Le Prix

Son prix est de 19€ et vous pouvez vous le procurer en cliquant sur le lien ci-dessous :

                                                           Le livre Le Prix

Bonne lecture à tous !

dimanche 7 septembre 2008

Pause temporaire

Bon, je vais être obligé de suspendre l'écriture de ce blog pendant quelques temps mais j'ai une bonne excuse : départ en Tour Du Monde demain !

La suite des news se fera donc ici :-)

Merci donc de m'avoir lu et en espérant que vous ayiez appris des choses ici, je vous dis à bientôt sur AlphaPique !


Julien

vendredi 29 août 2008

Top 20 des meilleures citations

Depuis tout petit, je suis vraiment fana des proverbes et citations.
Se trouvent souvent résumé là en une phrase toute la sagesse et la pertinence d'une idée.

Des types ont dit dans le passé des choses d'une si belle manière et avec une telle justesse que leurs écrits ou leurs dires leur ont survécu durant des siècles pour aujourd'hui nous parvenir. C'est terrible, non ?

Et c'est là qu'on s'aperçoit généralement que nos problèmes d'hommes civilisés du XXIe siècle n'ont absolument rien de nouveau et que des hommes d'un passé plus ou moins lointain y furent déjà confronté et y ont réfléchi, apportant leur science et leur vision.

A chaque fois que je tombe sur une bonne citation, je m'empresse de la noter et la mémoriser.
J'ai retrouvé à l'occasion de cet article mon premier fichier word qui me suit bientôt depuis 10 ans d'ordinateurs en ordinateurs, recueil de ces mots mémorables.

Je pourrais en écrire ici des centaines, et du très bon, mais je vais essayer de trier pour en sortir un top 20 des citations les meilleures que j'ai pu rencontrer jusqu'à ce jour.

Ce sont les citations qui me parlent le plus, celles dans lesquelles je me reconnais ou j'aimerais me reconnaître à terme.

C'est parti :

  • Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Sénèque.
  • La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit. Oscar Wilde.
  • La grandeur de l'homme ne réside pas dans le fait que l'on ne doit pas tomber, mais dans le fait que l'on doit savoir se relever. Confucius.
  • Profitez de la vie, il est plus tard que vous ne pensez. Proverbe chinois.
  • Le mérite appartient à celui qui commence même si les suivants font mieux. Proverbe chinois.
  • Celui qui n'a pas encore traversé la rivière ne doit pas se moquer de celui qui se noie. Proverbe chinois.
  • L'expérience est une lanterne qui n'éclaire que le chemin parcouru. Confucius.
  • Celui qui marche sur les traces du premier ne peut espérer le dépasser. Confucius.
  • Visez toujours la lune. Même si vous ratez, vous atterrirez parmi les étoiles. Les Brown.
  • Soyons réalistes, exigeons l'impossible. Ernesto "Che" Guevara.
  • Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. Mark Twain.
  • Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours. Bossuet.
  • La vie est une histoire pleine de bruit et de fureur, racontée par un idiot, et qui ne signifie rien. William Shakespeare.
  • L’audace a du courage, l’audace a du génie, l’audace a de la magie. Goethe.
  • Les femmes rougissent d'entendre nommer ce qu'elles ne craignent aucunement de faire. Montaigne.
  • 100 victoires en 100 combats ne révèlent pas la plus grande habileté. L’habilité suprême est de savoir gagner sans combattre. Sun Tsu.
  • Un voyage de mille lieues devra forcément commencer par un premier pas. Lao Tseu.
  • On gagne toujours à taire ce que l'on n'est pas obligé de dire. Proverbe chinois.
  • Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour dans ta vie. Confucius.
  • Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire. Proverbe Chinois.


Bon ça a été une véritable torture de sélectionner parce que j'ai encore de quoi alimenter 10 top 20 (je pense d'ailleurs qu'il faudra que j'en refasse un !).

Je m'aperçois au final que je suis quand même plutôt axé sagesse chinoise (55% du Top 20 !)