vendredi 31 décembre 2010

Petite Histoire des Hébreux pour les Nuls

Sans savoir pourquoi, il se trouve que je suis passionné par l'Histoire des Hébreux (periode ancien testament)


Je vous propose donc ici un petit résumé afin d'y voir plus clair dans toutes ces histoires qui deviennent vite confuses.


Au debut, nous avons donc Adam et Eve. 
Enfin, on a d'abord Adam et comme il se fait chier tout seul et qu'à l'époque la Playstation n'existe pas, Dieu lui envoie une femme.










Mais pas Eve, attention, non. Lilith qui fut la premiere vraie femme d'Adam.

Créée à part entière, elle se révèle vite casse-couilles et agressive envers Adam (tiens, tiens...), du coup, il demande à Dieu de la dégager et celui-ci créé Eve à partir de sa côte, montrant ainsi la dépendance/soumission d'Eve vis à vis d'Adam. Lilith est depuis devenue une espèce d'entité démoniaque, symbole parfait pour les féministes du monde entier.

Adam et Eve ont deux enfants : Cain et Abel. Cain devient cultivateur et Abel berger. Dieu leur demande une offrande. Abel file un agneau, Cain une plante. Dieu n'est pas très content du cadeau de Cain et lui signifie. Il devient vexé, jaloux d'Abel et finit par le tuer (premier meurtre a la 2e generation, montre la nature violente naturelle de l'Homme). 
Dieu lui impose alors une marque (un point noir sur le front, ou une corne selon d'autres) pour que les gens qu'ils croisent aient peur de lui et le fuient. Je pose qd meme la question que personne n'a posé depuis 2000 ans : qui, bordel, peut croiser Cain alors qu'il y a pas vraiment foule sur Terre à cette époque là ?? 
Bref, passons...

Pour oublier Abel, Adam et Eve ont un nouvel enfant, Seth.
A cette epoque là, les gens vivaient 800-900 ans. Cain sera tué par un descendant de Seth au cours d'une partie de chasse, croyant voir un animal.

Bref, toute l'humanité va donc descendre de Seth. Fils = Enoch, fils = Kenan, fils = Mahalalel, fils = Yared, fils = Henoch, fils = Mathusalem (LE Mathusalem, qui vivra 969 ans), fils = Lamech, fils = Noé. LE Noé.

Noé nait 1056 ans (ah oui, c'est précis) après Adam et Eve qui sont morts 126 ans auparavant. On se situe alors en -2970 avant JC. L'Humanité a donc été créée, d'après la Bible, vers -3650.


A cette epoque, l'humanité deplait à Dieu. Seul Noé est vertueux dans ce monde pourri. Donc Dieu le previent qu'il va y avoir un peu de pluie et qu'il ferait bien de se mettre à l'abri.

La douche promise arrivant, seul Noé et sa famille survivent dans son bateau. L'humanité (vous, moi, Justin Bieber) descend donc veritablement de Noé.






 Il a 3 fils Ham, l'ancêtre des Africains, Japhet, l'ancètre des Européens et Sem, ancêtre d'Abraham et donc des Juifs.

Venons en à Abraham, quelques générations plus tard. Il s'appelait Abram à la base mais Dieu lui a donné un nouveau nom de scène : Abraham, qui signifie "Père d'une multitude". Nous verrons plus tard en quoi Dieu avait raison (Dieu est omniscient, faut-il le rappeler).

Abraham a deux fils mais le premier Ismael n'est pas avec sa vraie femme Sarah mais avec sa servante. Le bon s'appelle Isaac. Dieu le met à l'épreuve de le sacrifier, ce qu'il acquiesce bonnant malant, démontrant la soumission à l'autorité. Au dernier moment, Dieu le sauve. Sympa, Dieu finalement. 
Metaphore de la fin des sacrifices humain aux Dieux.
Remarque : pour les Musulmans, Abraham s'appelle Ibrahim et c'est Ismael qui est le vrai fils à sacrifier et de qui descendent les Arabes. La fête de l'Aïd el Kebir commémore ce sacrifice. C'est ici que divergent (entre autres...) Juifs et Musulmans.

Isaac a deux fils : Jacob et Esau (les mecs de Lost).
Jacob fait une ruse a son père, aveugle, pour obtenir sa bénédiction et devenir le chef de famille alors que son frere Esau, etant le plus agé, avait ce droit. Du coup Esau est pas content et veut tuer le frangin.
Jacob s'enfuit dans le Nord pour eviter les ennuis. En chemin, il se bat avec un inconnu toute la nuit. A la fin, le type lui dit "Felicitations mec, maintenant tu vas t'appeler Israël, qui veut dire "Celui qui a lutté avec un Ange". Jacob en reste pantois mais son nouveau nom sonne bien alors il le garde.



Jacob, aka Israël, revient après 20 ans d'exil en pays de Canaan, se réconcilie avec son frère et va avoir 12 enfants entre ses deux femmes et deux autres copines : Ruben, Simeon, Levi, Juda (pas celui de Jésus, un autre), Dan, Gad (pas le comique, hein), Nephtali, Aser, Issachar, Zabulon, Dinah, Joseph et Benjamin.

Ce sont les pères des 12 tribus d'Israël.

lundi 14 juin 2010

Le Top 10 de mes livres favoris (et qui n'engagent que moi...)

Afin de peut-être vous faire découvrir de nouveaux livres et de nouveaux auteurs, je vous propose ici un petit top10 de mes bouquins préférés.
Alors, attention, je ne parle pas des meilleurs livres jamais écrits sur Terre, je parlerai ici simplement des livres qui m'ont passionné, instruit, ouvert les yeux ou tout simplement fait passé d'excellents moments tout au long de leur lecture.

J'annonce tout de suite qu'étant plus scientifique que littéraire, ces livres seront forcément orientés dans ce sens et je prends aussi la liberté de tricher en regroupant des livres équivalents d'un auteur.



1) Histoire des Codes Secrets - Le Dernier Théorème de Fermat - Le Roman du Big Bang.

Je vais commencer par l'auteur qui me fascine le plus depuis quelques temps et en qui je me reconnais complètement : Simon Singh. Physicien, chercheur au CERN et journaliste il a le don de vulgariser et de rendre passionnant les sujets scientifiques qu'il traite.
Je l'ai découvert avec Histoire des Codes Secrets, un ouvrage remarquable qui raconte comme une véritable aventure l'évolution de la cryptographie (et de son déchiffrement, la cryptanalyse), une lutte entre codeurs et décodeurs depuis les premiers textes antiques codés par le Chiffre de Jules César jusqu'à la cryptographie quantique actuelle, en passant par le Carré de Polybe, le Chiffre de Vigénère, l'ADFGVX, la machine Enigma et l'actuel RSA utilisé sur internet et bien sûr plein d'autres encore.
Ca se lit comme un roman policier et on en redemande.




J'ai poursuivi avec Le Dernier Théorème de Fermat. Le fabuleux récit de la résolution du plus grand problème mathématique de tous les temps. Une équation toute simple posée par Pierre Fermat en 1637, compréhensible par un collégien, et qui a mis en déroute pendant plus de 350 ans les plus grands mathématiciens du monde. L'occasion pour Singh de retracer l'histoire des mathématiques de Pythagore, Euclide, Euler, Gauss, Cauchy, Bernoulli, Abel et Galois, etc...





Enfin, je recommande vivement Le Roman du Big Bang ou la plus importante découverte scientifique de tous les temps : notre origine. Depuis les premiers Grecs de l'Antiquité qui mesurèrent la Terre avec les moyens du bord (soit à peu près...rien), aux Astronomes qui découvrirent les autres planètes et galaxie, en passant par la grande lutte pour prouver la rotation de la Terre autour du Soleil menée par Copernic, Kepler, Galillée. La découverte de l'expansion de l'univers par Hubble, la relativité et le continuum espace-temps d'Einstein, la radioactivité, la mécanique quantique, quasiment tous les thèmes scientifiques sont abordés avec clarté et cohérence dans ce livre riche de savoir et de découvertes.



Mon préféré : Histoire des Codes Secrets que j'ai bien du lire et relire au moins dix fois tellement il est passionnant.


2) Nous les Dieux - Le Souffle des Dieux - Le Mystère des Dieux.

Sur le concept original d'une Star Academy d'élèves-dieux, Bernard Werber nous propose de revivre toutes les grandes étapes de la création du monde et de l'humanité via les grandes civilisations qui l'ont marquée. L'histoire se suit sur 3 volumes et finit par répondre à la question de l'évolution werbérienne : si le 1 incarne le minéral, le 2 le végétal, le 3 l'animal, le 4 l'homme, le 5 le sage, le 6 l'Ange, le 7 l'élève-dieu, le 8 le Dieu... qu'est le 9 ?

(attention effet graphique de haut vol : la diagonale infernale, due à mon incapacité technique à les mettre les uns à côté des autres).







Mon préféré : Le Souffle des Dieux, car centré sur les grandes civilisations humaines et l'Histoire des Hébreux.




3) Anges et Démons - Da Vinci Code - Le Symbole Perdu.

Alors Dan Brown, on aime ou on n'aime pas.
Moi, j'aime et je le revendique (vous remarquerez cependant qu'aucun Harry Potter ne figure dans ce classement... ).
J'aime parce qu'il réussit à mêler Histoire et enquête policière, parce qu'il traite de sujets controversés (les Illuminati qui auraient juré la fin de l'Eglise, le Graal qui désignerait Marie ou encore les Francs-Maçons qui cacheraient le plus grand secret du monde au coeur de Washington) de manière ingénieuse et relativement crédible. A la fin de chaque livre, il m'a fait passer des heures sur internet et wikipédia pour vérifier ses théories, ses révélations, ses anedotes en me faisant me demander "Et si c'était vrai ?"

(la diagonale infernale est de retour...)








Mon préféré : Anges et Démons, parce que l'Eglise et ses mystères séculaires m'a toujours intrigué.


4) L'Art de la guerre.

Voilà le livre qui n'a pas bougé de ma table de chevet depuis plus de 10 ans.
Ecrit il y a 2500 ans par Sun Tzu, ce petit traité militaire est bien plus que ça.
C'est la référence absolue des comportements stratégiques à adopter en toutes circonstances.
Sur le plan militaire, bien sûr, mais aussi dans les affaires, le marketing, la communication, les relations sociales ou encore bien sûr la politique.

Et surtout, je me suis rendu compte qu'il y a 2500 ans, les Hommes étaient déjà bien plus malins que je ne le pensais et pourraient en apprendre gracieusement aux stratèges modernes...

Quelques citations : 
"L'art suprême de la guerre est de soumettre l'ennemi sans combattre."
"La guerre repose sur le mensonge."
"Celui qui connaît son ennemi autant qu'il se connaît soi-même sera toujours victorieux."




Autre suggestion incontournable qui reprend les thèmes de l'Art de la Guerre et des 36 Stratagèmes Chinois : Les 48 Lois du Pouvoir


Article détaillé sur ces lois ici.



5) Le Prince.

Là aussi un incontournable du pouvoir et du savoir.
Ecrit par Nicolas Machiavel au XVIe siècle pour aider le jeune prince de Florence, Laurent de Médicis, à régner, il expose l'art et la manière de gouverner en manipulant le peuple et les autres pouvoirs.

Les idéalistes croient aux promesses des hommes politiques et se révoltent encore quand elles ne sont pas tenues. Les réalistes, eux, ont lu Le Prince et ne s'en étonnent plus.

Quelques citations :
" Il est plus sage d'être craint que d'être aimé".
"Un prince bien avisé ne doit point accomplir sa promesse lorsque cet accomplissement lui serait nuisible, et que les raisons qui l'ont déterminé à promettre n'existent plus."
"Il faut, comme je l'ai dit, que tant qu'il le peut il ne s'écarte pas de la voie du bien, mais qu'au besoin il sache entrer dans celle du mal."





6) L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu.

Le livre qui vous fera gagner 100% de culture générale et d'histoires intéressantes et fascinantes à raconter pour impressionner les filles les amis. Des sciences, de la spiritualité, de l'Histoire, des paradoxes. A lire et à relire évidemment pour tout retenir.



Le deuxième tome est également disponible et tout aussi intéressant :





7) Le Théorème du Perroquet.

Et oui, croyez-le ou non, mais j'ai passé un bon moment avec ce livre écrit par Denis Guedj.
L'histoire est niaise, je l'accorde mais elle n'est que le prétexte à une Histoire des Mathématiques à travers les siècles et les pays. Un bouquin complémentaire du Dernier Théorème de Fermat.





8) Cyrano de Bergerac.

Parce qu'il faut bien une pièce de théâtre, en voici une incontournable d'Edmond Rostand. La verve de Cyrano n'a d'égale que son audace dans cette histoire d'amour interposée. La réparti est grandiose, les vers s'enchaînent avec tact et fluidité comme l'épée du héros.


Quelques citations :
"Voilà, monsieur, ce qu'à peu près vous m'auriez dit si vous aviez un peu de lettres et d'esprit. Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres, vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres, vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !"
"Eh bien ! oui, c'est mon vice.Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse."
Et bien sûr la tirade du nez "Ah non, c'est un peu court, jeune homme ! On aurait pu dire, oh bien des choses en somme !, [etc...]"
et la non moins bonne tirade de la gloire "Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce, Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ? Non, merci, [etc...]"




Autre pièce de théatre à ne pas manquer : Le Cid, de Corneille.


9) Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens.

Autant le dire tout de suite, ce n'est pas un roman, il y a des longueurs et l'histoire n'est pas follement passionnante.
C'est sûr mais si j'ai choisi de faire figurer ce livre dans mon classement, c'est parce qu'il m'a fait éclater au visage un fait révoltant : nous sommes totalement manipulables et on se fait avoir à longueur de journées.
Le livre délivre et explique toutes les techniques permettant d'augmenter ses chances de faire faire aux gens ce que l'on désire (et accessoirement ne plus en être victime).
A l'issue de la lecture, on se prendrait presque pour un Jedi.




Exemple de techniques :
- Le Pied dans la Porte : je commence par vous faire accepter pleins des petites demandes peu contraignantes pour ensuite vous faire accepter plus facilement ma demande contraignante initiale.
- La Porte au Nez : je vous demande d'accepter une demande très contraignante, voire totalement délirante. Vous refusez et ensuite je passe à ma demande contraignante initiale que vous accepterez plus facilement par remords.


10) Le Crime de l'Orient Express

Je suis obligé de faire figurer au moins un roman policier dans cette liste. Le choix est dur et je choisis celui-là car peut-être le plus emblématique de tout ce que j'ai pu lire pendant mon enfance et adolescence et qui m'aura permis d'acquérir ce don (ennuyeux) de deviner la fin des films au bout de 20 mn...
L'oeuvre entière d'Agatha Christie, véritable génie en la matière, peut vous occuper et vous passionner une vie durant.
Le Crime de l'Orient Express est donc une enquête policière à rebondissements menée par l'inégalable Hercule Poirot. Un meurtre est commis dans un train, tous les passagers sont suspects. Qui est le meurtrier ? Evidemment, le lecteur se fait balader de bout en bout jusqu'au dénouement final surprenant.
J'aurais également pu citer Le Meurtre de Roger Ackroyd dont la fin et l'identité du meurtrier reste pour moi l'une des meilleures idées originales qu'il m'ait été donné de voir dans un roman policier.







Autre suggestion : L'assassin habite au 21. Un classique avec là encore un meurtrier insoupçonnable et génial.

mardi 9 février 2010

Le sexe expliqué aux enfants

Photobucket




Merci à Aurélien de m'avoir envoyé ça.

It's a (new) kind of magic

J'ai commencé ce blog initialement afin d'y partager quelques vidéos perso de magie.

J'y reviens à présent en présentant ici mes dernières production.
Je pense avoir trouvé mon style désormais : pas de blabla niais, pas d'humour bancal ou de banalités, juste la beauté d'une musique qui ajoute à la poésie d'un tour de magie.
On regarde, on écoute et on se laisse transporter.


A dream of Aces :






Invisible Palm :







Reset :







Clubs :



mardi 5 janvier 2010

Mon premier Roman - Apprentissage de la séduction

Re-Bonjour à tous,

Après plus d'un an de silence radio sur ce blog, je reviens pour y faire la promotion de mon premier livre, un roman intitulé Le Prix et traitant de la Séduction.

J'y expose de manière pédagogique à travers une histoire de voyage autour du monde les principes de séduction des femmes, les concepts, les techniques et les mécanismes qui entrent en jeux.

Si jamais le sujet vous intéresse, je vous invite à lire un peu plus de détails et d'extraits sur le blog que j'ai créé pour cela : Blog Le Prix

Son prix est de 19€ et vous pouvez vous le procurer en cliquant sur le lien ci-dessous :

                                                           Le livre Le Prix

Bonne lecture à tous !

dimanche 7 septembre 2008

Pause temporaire

Bon, je vais être obligé de suspendre l'écriture de ce blog pendant quelques temps mais j'ai une bonne excuse : départ en Tour Du Monde demain !

La suite des news se fera donc ici :-)

Merci donc de m'avoir lu et en espérant que vous ayiez appris des choses ici, je vous dis à bientôt sur AlphaPique !


Julien

vendredi 29 août 2008

Top 20 des meilleures citations

Depuis tout petit, je suis vraiment fana des proverbes et citations.
Se trouvent souvent résumé là en une phrase toute la sagesse et la pertinence d'une idée.

Des types ont dit dans le passé des choses d'une si belle manière et avec une telle justesse que leurs écrits ou leurs dires leur ont survécu durant des siècles pour aujourd'hui nous parvenir. C'est terrible, non ?

Et c'est là qu'on s'aperçoit généralement que nos problèmes d'hommes civilisés du XXIe siècle n'ont absolument rien de nouveau et que des hommes d'un passé plus ou moins lointain y furent déjà confronté et y ont réfléchi, apportant leur science et leur vision.

A chaque fois que je tombe sur une bonne citation, je m'empresse de la noter et la mémoriser.
J'ai retrouvé à l'occasion de cet article mon premier fichier word qui me suit bientôt depuis 10 ans d'ordinateurs en ordinateurs, recueil de ces mots mémorables.

Je pourrais en écrire ici des centaines, et du très bon, mais je vais essayer de trier pour en sortir un top 20 des citations les meilleures que j'ai pu rencontrer jusqu'à ce jour.

Ce sont les citations qui me parlent le plus, celles dans lesquelles je me reconnais ou j'aimerais me reconnaître à terme.

C'est parti :

  • Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Sénèque.
  • La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit. Oscar Wilde.
  • La grandeur de l'homme ne réside pas dans le fait que l'on ne doit pas tomber, mais dans le fait que l'on doit savoir se relever. Confucius.
  • Profitez de la vie, il est plus tard que vous ne pensez. Proverbe chinois.
  • Le mérite appartient à celui qui commence même si les suivants font mieux. Proverbe chinois.
  • Celui qui n'a pas encore traversé la rivière ne doit pas se moquer de celui qui se noie. Proverbe chinois.
  • L'expérience est une lanterne qui n'éclaire que le chemin parcouru. Confucius.
  • Celui qui marche sur les traces du premier ne peut espérer le dépasser. Confucius.
  • Visez toujours la lune. Même si vous ratez, vous atterrirez parmi les étoiles. Les Brown.
  • Soyons réalistes, exigeons l'impossible. Ernesto "Che" Guevara.
  • Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. Mark Twain.
  • Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours. Bossuet.
  • La vie est une histoire pleine de bruit et de fureur, racontée par un idiot, et qui ne signifie rien. William Shakespeare.
  • L’audace a du courage, l’audace a du génie, l’audace a de la magie. Goethe.
  • Les femmes rougissent d'entendre nommer ce qu'elles ne craignent aucunement de faire. Montaigne.
  • 100 victoires en 100 combats ne révèlent pas la plus grande habileté. L’habilité suprême est de savoir gagner sans combattre. Sun Tsu.
  • Un voyage de mille lieues devra forcément commencer par un premier pas. Lao Tseu.
  • On gagne toujours à taire ce que l'on n'est pas obligé de dire. Proverbe chinois.
  • Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour dans ta vie. Confucius.
  • Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire. Proverbe Chinois.


Bon ça a été une véritable torture de sélectionner parce que j'ai encore de quoi alimenter 10 top 20 (je pense d'ailleurs qu'il faudra que j'en refasse un !).

Je m'aperçois au final que je suis quand même plutôt axé sagesse chinoise (55% du Top 20 !)

vendredi 22 août 2008

La méthode Lafay

Si je tiens à conserver la logique de ce blog qui est de parler des choses qui me concernent/touchent dans le but de les faire partager, je ne peux pas faire autrement ici que de parler de la méthode Lafay, laquelle aura marqué notablement ma fin d'année 2007 (et vraisemblablement la suite.)


La méthode Lafay est une méthode de musculation à domicile sans matériel. Juste deux chaises et éventuellement une barre de traction à suspendre dans une encadrure de porte.

Elle est composée de 13 chapitres de difficulté croissante figurant chacun un programme de musculation composés d'exercices multiples et variés, excessivement bien expliqués et dessinés.
L'ordre, le nombre de séries et les temps de repos sont calculés de manière optimale par l'auteur pour produire les meilleurs résultats possibles.
On ne passe au niveau suivant qu'en ayant validé le niveau en cours, qui peut facilement s'étendre sur plusieurs semaines.
Le rythme est d'un entrainement d'une heure tous les 3 jours, accompagné évidemment des repas qui vont bien.

On choisit au début quel type d'entrainement on souhaite se donner (remise en forme, maintient ou prise de muscle) et on adapte l'entrainement et le régime alimentaire en fonction.

Pour ma part, je m'étais mis en mode Goldorak, étant monté jusqu'à 5 repas par jour pour prendre de la masse...

J'ai démarré ce travail mi-septembre 2007 et je m'étais donné jusqu'à Noël pour voir apparaitre une modification notable.
Je me suis donc lancé sérieusement dans la méthode malgré le temps et la motivation que cela demandait mais je voulais vraiment voir si ça marchait.

En moins de 4 mois et pour un coût de 50€ (20€ de livre et 30€ de barre), j'obtenais plus de résultats qu'un an de salle et son abonnement de 450€.

Les photos parlent d'elle même :


Avant :



Après :




Avant :



Après :



En 4 mois, j'ai pris 5 kg de muscle passant de 68 à 73 kg (sans consommation de protéine, de créatine ou de trucs du genre, je précise !)

Et je me suis arrêté au niveau 7 !

Les photos "Après" sont celles prises à aujourd'hui. Je n'avais pas pensé à en prendre en décembre. J'ai pas mal perdu depuis décembre mais ça donne une idée.

J'ai décidé d'arrêter car les exercices devenaient franchement durs et surtout je devenais de plus en plus difforme et je commençais à ne plus rentrer dans mes chemises.


Alors petit moment d'introspection personnelle : pourquoi on en vient à faire de la méthode Lafay ?

D'abord par curiosité, par envie de tester un truc "révolutionnaire" et vérifier si ça marche. J'aime bien faire des choses non conventionnelles. Le pitch était en plus ici séduisant : Deviens musclé pour pas cher, en pas longtemps.

Ensuite parce que vraisemblablement à cette époque, je traversais une mauvaise passe.
Je n'allais pas spécialement bien et l'envie de changer certaines choses, à commencer par mon corps de crevette me paraissait un bon projet qui pourrait me redonner un peu de confiance en moi.

Pour être bien dans sa tête, il faut commencer par être bien dans son corps et j'avoue qu'à ce jour la formule a marché.

Aujourd'hui, j'ai complètement arrêté. Il y a un petit sentiment de frustration à se dire qu'on aurait pu être encore plus musclé (la musculation devient très vite une drogue et on en veut toujours plus) mais j'arrivais dans un extrème inesthétique.

Je me donne toutefois bonne conscience en faisant quelques exercices une fois par semaine, histoire de ne pas tout perdre quand même.

En tout cas, pour ceux qui seraient interessés par prendre du muscle, j'espère que je leur aurais fait découvrir là un bon moyen d'y parvenir !

Cours de fiscalité + Cours d'économie

Bon, malgré la profusion de sujets que j'aimerais bien traiter dans ce blog, il faut se rendre à l'évidence, j'ai de moins en moins de temps pour le faire. (surtout à l'approche du Jour J du 8 septembre 2008.)

Du coup,je vais me contenter pour cette fois de copier-coller une petite réflexion sur la fiscalité que j'ai trouvé particulièrement intéressante à considérer. (Bon ok, légèrement de droite mais je ne doute pas que toute personne de gauche normalement constituée n'en convienne également)

Il s'agit d'un texte reçu en anglais et provenant d'un professeur américain qui essaye d'expliquer à ses semblables le système des impôts. Ce texte a été traduit et adapté.


Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.

Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne).

Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna à peu près ceci :

• Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
• Le cinquième payerait 1 euros
• Le sixième payerait 3 euros
• Le septième payerait 7 euros
• Le huitième payerait 12 euros
• Le neuvième payerait 18 euros
• Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 euros.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :
« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20 euros de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3.33 euros.
Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs.

Ce qui donna à peu près ceci :

• Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? Ndt)
• Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% de réduction)
• Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction)
• Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction)
• Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction)
• Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai seulement eu 1 euros sur les 20 euros de remise », dit le 6ème, il désigna le 10ème « lui, il a eu 9 euros ».

« Ouais ! dit le 5ème, j'ai seulement eu 1 euros d'économie »

« C'est vrai ! » s'exclama le 7ème, « pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction »

« Attendez une minute » cria le 1er homme à l'unisson, « nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres ».

Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent.


La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.
Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger où l'atmosphère est..., comment dire,... plus amicale !

Pour ceux qui ont compris, aucune explication est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

Signé
David R. Kamerschen, Ph. D.
Professeur d'économie
University of Georgia, USA

édit juin 2010


Autre exemple dans le même genre, cette fois du Dr. Adrian Rogers en 1931.

Un professeur d'économie dans un lycée annonce fièrement qu'il n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer mais par contre, une année, c'est la classe entière qui a connu l'échec.

Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui fonctionne et que personne n'y est ni pauvre ni riche, un système égalitaire parfait.

Le professeur dit alors:"OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes.

Après le 1°contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n'avaient rien fait et qui eux étaient ravis.

A l'approche du 2° contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1° test décidèrent de lever le pied et de moins réviser. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n'était satisfait.

Quand arriva le 3° contrôle, la moyenne tomba à 5/20. Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d'oiseaux dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre.

A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l'effort pour l'obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n'essaie de réussir.

Les choses sont aussi simples que ça.


Petit extrait de discours qui résume parfaitement les choses :

"Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche.

Tout ce qu'un individu reçoit sans rien faire pour l'obtenir, un autre individu a dû travailler pour le produire sans en tirer profit.

Tout pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu'il a préalablement confisqué à d'autres.

Quand la moitié d'un peuple croit qu'il ne sert à rien de faire des efforts car l'autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu'il ne sert à rien d'en faire car ils bénéficieront à d'autres, cela, mes amis, s'appelle le déclin et la fin d'une nation.

On n'accroît pas les biens en les divisant."

Dr.Adrian Rogers, 1931.


mardi 12 août 2008

Bouchons et capuchons

S'il y a bien un truc qui m' insupporte au plus haut point dans ce bas monde (après les guerres, les maladies, le SIDA, la pauvreté, les mines, la violence, la jalousie, l'injustice et l'hypocrisie) c'est bien les bouchons en voiture.

Que de temps perdu, de nœud à l'estomac, de stress, d'énervement et accessoirement de brûlage gratuit d'essence qui en plus de coûter à mon portemonnaie détruit doucement mais sûrement la planète.
Tenez pour info, à Paris, le tronçon de jonction entre l'A4 et l'A86, a décroché le record d'Europe du plus long bouchon d'Europe il y a 3 ans. Yeah, vive l'East Cost !

Histoire de comprendre un peu mieux ce qui me plombe littéralement ma séreinité légendaire, je me suis interessé à la question.

Il faut donc savoir que l'étude scientifique des bouchons (si j'étais rentier et que j'avais du temps à disposition, je rêverai de mener une thèse sur les bouchons et proposer aux municipalités des solutions à ce problème) s'apparente à l'étude de l'écoulement d'un fluide.

Parce que les voitures circulant sur une route ne sont rien d'autres que de petits éléments de fluide circulant dans un tuyau.

Et toujours pour continuer la comparaison avec un fluide, le bouchon se manifeste lors du changement de phase du fluide.
En gros, au dessus de 0°c, l'eau est liquide et en dessous solide (glace).
Il arrive parfois néanmoins que dans certaines conditions, on arrive à amener de l'eau liquide à une température légèrement inférieure à zero.
Et bien dans ce cas une simple petite perturbation du milieu (un choc contre le récipient, par exemple) entrainera une solidification instantanée du fluide, un changement d'état immédiat.


Il en est de même pour les bouchons en voiture.
Dans le cas d'une densité de véhicules limite sur une route (en gros de 25 à 40 véhicules par km selon les conditions de route), un simple petit coup de frein entrainera la formation quasi immédiate d'un bouchon en amont.

Pourquoi ? Parce que lorsque le premier conducteur va freiner, le suivant va freiner davantage pour maintenir une distance de sécurité et ainsi de suite en ralentissant souvent plus que nécessaire.
Il y aura alors formation d'un ralentissement de plus en plus marqué jusqu'à l'arrêt complet d'un véhicule qui se produit en général 2km après le premier coup de patin.
Le ralentissement se propage alors de proche en proche, telle une onde.
On a calculé que cette onde de freinage se déplace à une vitesse de 20km/h vers l'amont.

A la différence toutefois que dans le cas d'un fluide, la diminution du diamètre du tuyau accélère l'écoulement (quand vous pincez votre jet d'eau, l'eau jaillit davantage) alors que dans le cas de l'écoulement des voitures, c'est l'inverse : toute diminution de section (passage de 2 voies à une voie) entrainera un ralentissement pour peu que le nombre de voiture limite soit atteint à ce moment là.

Ainsi les causes des bouchons sont multiples et bien souvent ce ne sont pas celles auxquelles on pense de prime abord. En effet, les accidents et les travaux sont responsable des bouchons pour 13% seulement !
La majorité des bouchons est due aux infirmes perturbations d'origine humaine.
Ce qui me confirme mon impression que plus on est dans une région de pilotes (Paris, Lyon), moins il y a proportionnellement de bouchons à situation identique dans une région de mous du gland (Genève).

Autrement dit, j'ai raison quand je veux égorger le couillon devant moi qui pile pour laisser traverser la mémé qui est encore à 10m du passage.

Pour supprimer les bouchons, il faut donc augmenter le seuil de densité critique sur les routes en favorisant le nombre de voie et en diminuant les causes d'arrêt dans le flux ou de ralentissement.
Ça commence donc par prioriser la voiture sur le piéton (ça, politiquement, ce sera dur à faire passer...), ne pas faire comme ces cons de suisses qui font durer les feux rouges 10mn et les verts 10s, virer les prio à droite, limiter les travaux en journée, etc. Il faut agir sur les zones géographiques sources de perturbation.
Tout ce qui fait freiner entraine tôt ou tard un bouchon.

Du coup, d'aucun ont pensé par exemple équiper les voitures de radar de freinage qui contrôleraient les distances, évitant ainsi aux conducteurs flippés qui freinent trop de générer un bouchon en régulant leur freinage.
Il y a aussi une autre solution (qui me ferait mal mais je serais prêt à l'accepter si elle résolvait le problème dans certains endroits) : réduire encore plus la vitesse maximale autorisée en cas de forte affluence. Comme ça, on est moins tenté de freiner et donc de solidifer le flux.


En attendant que ça arrive, moi, je me suis acheté de la musique zen pour les trajets...

mardi 5 août 2008

Le Père Noël ne peut exister...

Attention, éloignez les âmes enfantines sensibles de cet article, ceci est la démonstration mathématique (et donc irréfutable) de l'impossibilité d'existence du Père Noël.
Oui, je sais, c'est dur mais c'est comme ça. Il fallait quand même bien vous attendre à ce que ça arrive un jour.

Donc, partons de l'hypothèse qu'il y a environ 2 milliards d'enfants (moins de 18 ans) sur Terre.
Cependant, comme le Père Noël ne visite pas les enfants Musulmans, Hindous, Juifs ou Bouddhistes, on peut donc réduire la population concernée et donc la charge de travail pour la nuit de Noël a 15% du total, soit 378 millions.
En comptant une moyenne de 3,5 enfants par foyer, cela revient à 108 millions de maisons (en présumant que chacune comprend au moins un enfant sage, évidemment).

Le Père Noël disposerait de 12h de nuit mais ceci est sans compter sur le fait qu'il peut s'aider de la rotation de la Terre et des fuseaux horaires pour augmenter sa "nuit de travail" à environ 31 heures.
Ceci revient alors à 968 visites par seconde. Cela signifie donc que pour chaque foyer Chrétien contenant au moins un enfant sage, le Père Noël dispose d'environ un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des cadeaux au pied du sapin, déguster les quelques friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau et passer à la maison suivante.

Déjà, il est pas manchot, le vieux.

Ensuite, en supposant que chacun de ces 108 millions d'arrêts sont distribués uniformément à la surface de la Terre, nous devrons compter sur environ 1,4 kilomètres par trajet. Ceci
signifie un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les détours pour ravitailler ou faire pipi. Le traîneau du Père Noël doit se déplacer à 1170 km/s (3000 fois la vitesse du son quand même).
A titre de comparaison, le véhicule le plus rapide fabriqué par l'homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne a 49 km/s et un renne moyen peut courir au mieux de sa forme à 27 km/h, soit 0,0075 km/s.

La charge utile du traîneau constitue également un élément intéressant. En supposant que chaque enfant ne reçoit rien de plus qu'une boite de Lego moyenne (un kilo), le traîneau supporterait alors plus de 500 000 tonnes.

Sur Terre, un renne conventionnel ne peut tirer plus de 150 kilos. Même en supposant que le fameux "renne volant" serait dix fois plus performant, le boulot du Père Noël ne pourrait jamais s'accomplir avec 8 ou 9 bestiaux; il lui en faudrait 360 000 ! Ce qui alourdit (aussi) la charge utile de 54 000 tonnes supplémentaires...

550 000 tonnes voyageant donc à 1170 kilomètres par seconde créent une énorme résistance à l'air. Celle-ci ferait chauffer les rennes, au même titre qu'un engin spatial rentrant dans l'atmosphère terrestre.
Les deux rennes en tête de convoi absorberaient alors chacun une énergie calorifique de 14 milliards de joules par seconde. En gros, ils flamberaient instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants. La meute entière de rennes serait complètement
vaporisée en 4.26 millièmes de secondes (soit juste le temps pour le Père Noël d'atteindre la cinquième maison de sa tournée).

Pas de quoi s'en faire de toute façon, puisque le Père Noël, en passant de manière fulgurante de 0 à 1170 Km/s en un millième de seconde, serait sujet à des accélérations allant jusqu'à 17 500 G (un pilote de chasse se prend 10G dans la tête et il est vraiment pas beau à voir à la fin).
Un Père Noël de 125 kilos se retrouverait donc plaqué au fond du traîneau par une force de 2 157 508 kilos, écrabouillant instantanément ses os et ses organes et le réduisant à un petit tas de chair rose et tremblotante.
C'est pourquoi, si le Père Noël a existé, il est mort maintenant.

Joyeux Noël les enfants !

lundi 4 août 2008

Alfred et George sont dans un bateau

Je reste volontairement dans le thème de la cryptographie ici (enfin plus précisément de la stéganographie) pour vous livrer à présent une correspondance célèbre entre Alfred de Musset et Amandine Lupin (plus connue sous son pseudonyme littéraire de George Sand) qui m'a toujours beaucoup plu depuis que je la découvris au lycée.

Saurez vous décrypter leur discussion ?

Alfred de Musset à George Sand :

Quand je mets à vos pieds cet éternel hommage
Voulez vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorez forma le créateur
Je vous chérie, amour, et mon âme en délire
Couche sur le papier ce qu’elle n’ose dire.
Avec soin de ces vers, lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Ce à quoi la belle répondit avec malice :

Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.


Afin de rester exhaustif sur le sujet, voici la lettre envoyée plus tard par George à
Alfred, utilisant, cette fois, une autre manière de crypter sa pensée :


Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon où je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. A vous je veux me sou-
mettre entièrement.
Votre poupée



Oui, oui, moi aussi, j'avoue avoir été un poil choqué par les propos de la demoiselle. Il est donc toujours bon de savoir qu'on a rien inventé au XXIe siècle :-)

(Ceux qui continueraient de se lutter lamentablement pour décoder le message secret peuvent toujours m'envoyer un mail....)

mercredi 23 juillet 2008

Cryptographions un peu

La question de la transmission d’information et de messages a toujours été cruciale au cours de l’Histoire. Comment faire savoir à quelqu’un quelque chose que mon ennemi ne doit absolument pas connaitre au cas où le message lui tomberait entre les mains ?
Comment cacher mon message, comment le rendre illisible ou incompréhensible pour une partie seulement de la population ?
De l’autre côté, la question du décodage devenait tout aussi importante ! Comment pénétrer les secrets de celui dont j’ai intercepté le message codé ?
Des guerres se sont gagnées, des complots se sont déjoués, des espions se sont fait démasquer par la réussite – ou non – à décoder un message secret.

Les premières techniques ancestrales tenaient plus de la stéganographie (art de cacher un message) que de la cryptographie (art de coder un message).
Par exemple un espion grec en Perse raconte comment il eut l’idée de graver sur le bois de ses tablettes un message et ensuite de les recouvrir de cire vierge. Il pouvait ainsi passer les points de contrôle, porteur de ses tablettes « vierges » en toute quiétude.
Ou bien encore, Nabuchodonosor, roi de Babylone qui rasait le crâne d’un esclave, lui tatouait dessus le message à transmettre, attendait que ses cheveux repoussent puis l’envoyait vers le destinataire (oui, la notion d’urgence était toute relative à cette époque…)

Le chiffre de César commence à être un peu plus développé. Il sert à Jules César à transmettre ses ordres à ses généraux. Le principe en est très simple : il consiste à décaler chaque lettre de l’alphabet de 3 rangs. A donne D, B donne E, C donne F, etc…

« Prenons cette phrase comme exemple » donne donc :
« MOBKLKP ZBQQB MEOXPB ZLLB BUBJMIB »
(En cryptographie, il est pour convention d’écrire en minuscule la phrase originale et en majuscules la phrase cryptée).

Aujourd’hui ce cryptage parait enfantin à n’importe qui mais, à l’époque, cela suffisait pour assurer la sécurité des transmissions.

Pour craquer ce type de codage, c’est simple, il suffit d’essayer de décaler d’une lettre, puis de 2 lettres, de 3, de 4, etc… jusqu’à tomber sur le bon décalage qui révèlera la phrase originale.

Du coup, l’évolution fut quelque temps plus tard d’affecter une lettre quelconque à chaque lettre, c'est-à-dire de ne pas rester dans l’ordre de l’alphabet mais d’être dans le désordre.
Par exemple :
a-> J ; b-> U ; c-> G ; d-> O, etc…
Il suffit juste d’établir la table des correspondances, que l’envoyeur et le récepteur ait la même et ils pourront alors communiquer.
Le carré de Polybe est le premier exemple de chiffrement par substitution homophonique.
On peut aussi – pour que ce soit plus simple - choisir un mot-clef pour définir les correspondances.
Imaginons que ma clef soit la phrase « Je pars en voyage ». Du coup, j’aurais la correspondance suivante (en virant les lettres redondantes) :

A b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z
J E P A R S N V O Y G B C D F H I K L M Q T U W X Z

Et « Prenons cette phrase comme exemple » devient alors :
« HKRDFDL PRMMR HVKJLR PFCCR RWRCHBR ».

On voit tout de suite que pour décrypter le message, on est mort si on ne dispose pas de la table des correspondances ou du mot-clef qui la définit. Cette fois, il n’y a plus d’ordre logique entre les lettres.

Ce système a très bien fonctionné pendant un bon millier d’années et il aurait pu parfaitement continuer jusqu’à l’avènement des ordinateurs. Or dès le 16e siècle, il est devenu obsolète et a été remplacé par un système beaucoup plus compliqué.

Mais comment en est on arrivé là ?

Au IXe siècle les Arabes sont les plus avancés en mathématiques, astronomie, médecine, etc. Ce sont même eux qui inventeront l’Arithmétique et l’ « Al-gèbre ». Je ne détaille pas ici les avancés et les progrès importants réalisés par les Arabes dans les différents domaines scientifiques mais il faut savoir que les Sciences connurent de grandes avancées grâce à eux.

Toujours est-il que les arabes vont également inventer la cryptanalyse. Ils découvrent que dans le langage, dans les mots que nous utilisons certaines lettres reviennent avec des fréquences plus importantes que d’autres.
En français par exemple, c’est le « e », le « a », etc. En allemand, c’est le « w » aussi.

Cette méthode de cryptanalyse découverte par Al-Kindi sera publié à cette époque sous le nom de « Manuscrit sur le déchiffrement des messages cryptographiques »


1ère page du manuscrit d'Al Kindi

Ils arrivent alors en analysant beaucoup d’écrits à établir une table de fréquence de chaque lettre de l’alphabet.

Ainsi, en français, la table est la suivante :
E = 15,87%
A = 9,42%
I = 8,41%
S = 7,90%
R = 6,46%
Etc…

Ce qui fait que si on connaît la langue d’origine d’un texte intercepté, on peut l’attaquer par ce biais.
Car si on effectue une analyse fréquentielle des lettres du message codé et que l’on trouve par exemple, que la lettre « P » revient 15% du temps, alors, il y a de fortes chances que cette lettre code pour le « e ». Et ainsi de suite.
Evidemment, il faut que le texte soit d’une certaine longueur pour que la fréquence d’apparition des lettres soit assez représentative.
D'autre part, il faut que le texte ne soit pas trop "axé". (La phrase "De Zanzibar à la Zambie et au Zaïre, des zones d'ozone font courir les zèbres en zigzags zinzins" peut vous illustrer ce que j'entends pas là...). Mais bon, de manière générale sur un texte long, l'analyse reste pertinente.
On peut aussi analyser les bigrammes. En français, les bigrammes les plus fréquents sont « mm », « ll », « pp » etc… Donc on pourra là aussi se servir de ça pour supposer des correspondances.
Bref, le travail peut être long, il faut aller à tâton bien souvent, mais on a dorénavant une accroche sur le texte et on peut le décoder !

Je trouve cette méthode de cryptanalyse absolument phénoménale.
L’idée est tout simplement géniale.

Mais du coup, comme toujours, les cryptographes vont réagir en améliorant leur système.
L’idée est alors d’ « effacer » la notion de fréquence d’apparition des lettres dans les message.
On peut, par exemple, utiliser un chiffre qui attribue plusieurs symboles pour une seule lettre, en fonction de sa fréquence (Par exemple, on utilisera 4 ou 5 symboles pour le E mais un seul pour le K). On dit alors que l'on utilise un code homophonique.
On peut également utiliser le surchiffrement qui consiste à recoder le texte chiffré par un autre type de chiffrement pour ne pas permettre de faire des hypothèses sur les lettres les plus fréquentes. Pour une combinaison de chiffrements bien choisie, un texte surchiffré sera donc plus difficile à déchiffrer.

L’aboutissement en la matière revient au français Vigénère, au XVIe siècle, avec son « Carré de Vigénère ».
Imaginez un carré de 26 sur 26 représentant sur chaque ligne l’alphabet, décalé à chaque fois d’un rang.
On définit ensuite une clef (un mot, une phrase).

Pour chaque lettre en clair du message original, on va alors sélectionner la colonne correspondante à cette lettre et pour une lettre de la clé correspondant au même rang, on sélectionne la ligne adéquate, puis au croisement de la ligne et de la colonne on trouve la lettre chiffrée.
La lettre de la clé est à prendre dans l'ordre dans laquelle elle se présente et on répète la clé en boucle autant que nécessaire.

Pour faire simple, cela consiste à attribuer une nouvelle table de correspondance à chaque lettre du message clair.

Cette méthode de cryptographie ne sera efficacement brisée qu’au XXe siècle par Babbage.
(je ne vous raconte même pas comment il faut s’y prendre. Il faut tout d’abord tenter de déterminer quelle est la taille de la clef puis repartir là aussi sur une méthode – patiente – d’analyse de fréquences).

De nombreuses méthodes de cryptage se succèdent au cours de l’Histoire.

Je peux par exemple citer le Grand Chiffre de Louis XIV qui était uniquement utilisé pour les communications les plus importantes de l’Etat. Il faudra là aussi attendre le XIXe siècle pour qu’il soit brisé.
Pour l’anecdote, ceci permettra de décoder une lettre du Roi désignant qui était le fameux « Masque de Fer ». (Pour connaître son identité, m’envoyer un mail flatteur accompagné d’un versement compensatoire de 500€).

Les deux premières guerres mondiales vont ensuite devenir le catalyseur de toute une série de perfectionnement tant dans l’élaboration de chiffrages complexes que dans les techniques de décryptage.

Toujours en terme d’anecdotes historiques, sachez par exemple que c’est l’interception et le décodage d’un message envoyé par les allemands aux mexicains (le célèbre télégramme de Zimmerman) leur demandant d’attaquer les Etats-Unis par le sud qui achèvera de convaincre Wilson de s’engager dans la guerre contre l’Allemagne.
C’est aussi grâce au travail d’un seul homme, la Lieutenant Painvin, que la victoire en novembre 1918 put arriver.
En effet, fin 1918, les Allemands veulent entreprendre leur plus grosse contre-offensive afin de renverser le cours de la guerre.
Les français le savent mais ce qu’ils ne savent pas, c’est où se fera cette contre-offensive.
Un message est intercepté et alors que le code ADFGVX réputé indécodable est utilisé par les allemands, la chef de la section de cryptanalyse française va travailler d’arrache pied jours et nuits pendant une semaine, perdant alors plus de 15 kg, pour le percer.
Il y arrivera, ce qui permettra aux français de masser leurs forces au bon endroit et ainsi de pouvoir repousser l’attaque allemande, précipitant leur reddition.

La seconde guerre mondiale est marquée quant à elle par l’utilisation de la célèbre machine de cryptographie Enigma.



Il s’agit d’une machine électro-mécanique composée de disques alphabétiques tournant aléatoirement et qui permettent de coder les messages en l’utilisant comme une machine à écrire.

L’histoire de la cassure de ce code est littéralement un roman d’aventure, ponctué de rebondissements, de retournement de situations, de découvertes par les cryptanalystes anglais de Bletchey Park. C’est tout simplement fascinant. (Je vous dirai à la fin quoi lire si cela vous intéresse de creuser un peu plus le sujet.)

Il y eut même une mission commando se faisant passer pour un équipage allemand en détresse de façon à se faire récupérer par un sous-marin allemand, en prendre possession, voler une machine Enigma et ses carnets de clef, le couler et disparaitre.



Il faut surtout savoir que c’est à l’occasion du décodage des messages issus de la machine Enigma que sera inventé l’ancêtre de l’ordinateur actuel : l’ordinateur Colossus mis au point par Alan Turing, issu de son travail sur les « bombes » polonaises qui servaient à chercher les clefs des machines Enigma. (Oui, les polonais n’ont pas fait grand-chose pendant la guerre, mais ils ont au moins initié le décryptage d’Enigma).

Enfin, une autre méthode de cryptage à signaler durant la seconde guerre fut celle utilisée à la fin de la guerre par les américains à l’encontre des japonais.
Ils eurent l’idée d’utiliser la langue des indiens Navajos pour traduire leurs communications.
Cette langue, par sa structure, est totalement hermétique aux linguistes et donc aux cryptanalystes.
Des indiens Navajos furent donc affectés dans toutes les unités au poste de radio afin de traduire les messages dans leur langue.
Les japonais n’auront jamais réussi à décrypter les messages interceptés.

D'autres déchiffrements célèbre eurent cours tout au long de l'Histoire.
Je peux citer celui du Linéaire-B, écriture mycénienne de la Grèce antique, ou bien le plus célèbre de tous : le déchiffrement des hiéroglyphes.
C'est tout aussi romanesque.

A la fin de la seconde guerre mondiale, on assiste à la victoire des décrypteurs sur les concepteurs de code.
Début des années 50, l'ordinateur fait son apparition, il se démocratise de plus, les entreprises s'en dotent, des langages de programmation apparaissent (le Fortran d'IBM, par exemple).
Les crypteurs utilisent alors des algorithmes de cryptage qui nécessitent de longs calculs pour coder et évidemment encore plus longs, infiniment plus longs pour décoder, ce qui met dans un abris artificiel le code. Ainsi l'algorithme de chiffrage Lucifer créé dans les années 70 est toujours valable aujourd'hui sous le nom de DES (Date Encryption Standard).

Mais voilà, il reste un problème. Un problème qui a toujours existé quelque soit la complexité du code, que ce soit le DES ou le chiffre de César : la transmission de la clef.

Eh oui, car si jamais la clef tombe entre les mains adverses, le code n'a plus aucune efficacité.
Si vous apprenez que ma phrase clef était "Je pars en voyage", mon code plus haut ne résistera guère longtemps à votre attaque.
La sécurité de la transmission de la clef est donc primordiale.

L'une des solutions apportée à ce problème est celle que je vais illustrer à présent.
Imaginons que Bernard veuille transmettre un message à Alice sans qu'Eve ne puisse le lire (ces 3 noms furent ceux choisis par les cryptanalystes tout au long de leurs travaux).

Bernard écrit son message, le place dans un coffre qu'il ferme avec son cadenas avec sa clef unique. Il envoie le coffre à Alice qui va alors apposer son propre cadenas avec là aussi une seule clef. Elle renvoit le coffre à Bernard qui retire son cadenas et renvoie à Alice. En recevant le coffre, Alice peut ouvrir son cadenas avec sa clef et lire le message de Bernard. Astucieux, non ?

Il "suffit" maintenant de convertir ces clefs physiques en algorithmes mathématiques réversibles pour pouvoir appliquer des fonctions à un code binaire. Il s'agit là du domaine de l'arithmétique modulo.

Ceci sera ensuite optimisé avec le principe des clefs publics et clefs privées. On supprime le problème de la navette entre Alice et Bernard en utilisant une clef public accessible à tous qui sert pour le chiffrement mais pas le déchiffrement. Seule l'utilisation de la clef privée d'Alice ou de Bernard appliquée sur la clef public permet de déchiffrer le message. On entre alors dans des fonctions mathématiques particulières asymétriques utilisant des factorisations en nombres premiers. Bref, c'est super chaud (ça se comprend malgré tout, mais je vous épargne les détails ici). Le RSA actuel est ainsi une système de cryptographie à clef public.

Ce code est virtuellement inviolable car factoriser en nombre premier des nombres de plusieurs millions de chiffres prendrait des milliards d'années à tous les ordinateurs de la planète.

Les cryptographes seraient alors en droit de se sentir peinard pendant un bon bout de temps aujourd'hui....

... Sauf que ceci serait sans compter l'apparition à venir des ordinateurs quantiques et leurs fabuleuses capacité de calcul instantané. Pensez que grâce à la maitrise des principes de la mécanique quantique, les ordinateurs quantiques seront capables de réaliser des millions d'opérations dans le temps d'une seule de nos ordinateurs actuels !

Mais heureusement, un jour viendra aussi le cryptage quantique qui lui sera par principe totalement inviolable...

samedi 19 juillet 2008

C'était un rendez-vous

En 1976, il reste 10mn de bande à Claude Lelouch sur la pellicule qui lui a servi à tourner "Si c'était à refaire".

Il décide de ne pas les laisser perdre.

Voici le court métrage qui résulte, avec Paris sous un angle que vous n'avez jamais vu encore (ou alors c'est que vous êtes actuellement en prison...)




Beaucoup de légendes ont eu cours concernant ce film. La voiture serait par exemple une Ferrari, conduite par Jacky Ickx.

Toute la vérité dans le Making Of :



Chacun pensera bien évidemment ce qu'il veut de la performance...qui serait en outre complètement "inrefaisable" aujourd'hui.

Pour l'anecdote, voici le fin mot de l'histoire, by Lelouch himself :


Debout dans le bureau du préfet de police, j'ai la sensation d'être un enfant puni. Je m'apprête d'ailleurs à l'être et sévèrement.

D'une voix de procureur, le préfet, qui m'a personnellement convoqué, dresse à mon intention la liste de toutes les infractions que j'ai commises pendant les quelques minutes de tournage de Pour un rendez-vous. Elle est interminable. Quand il a fini, il lève sur moi un œil noir et dit en avançant la main :

— Remettez-moi votre permis de conduire, s'il vous plait.

Le moment serait mal choisi pour discuter. Je m'exécute. Le préfet de police s'empare du document, le contemple rêveusement pendant quelques secondes, puis... me le rend avec un large sourire.

— Je m'étais engagé à vous le retirer, me dit-il. Mais je n'ai pas précisé pour combien de temps.

Devant ma stupéfaction, il ajoute :

— Mes enfants adorent votre petit film ! »

mercredi 16 juillet 2008

L'Atlantide

Parmi les histoires qui me passionnent depuis tout gamin, il y a bien celle du mystère de l'Atlantide.
Cette civilisation luxuriante a t'elle vraiment existé ? Où se situait-elle ? Qu'est elle devenue et que sont devenus ses habitants, les Atlantes ?

L'existence de cette civilisation est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias, il y a 2000 ans. Les descriptions de l'Atlantide faites par Platon sont inspirées des écrits de son ancêtre Solon, qui les tenait lui-même de prêtres égyptiens.

Plutôt que de vous en faire une description rapportée, voici comment Platon la présentait :

"Il y a environ neuf mille ans, il existait un pays qui n’était autre qu’Athènes, mais une Athènes antérieure. Cet état se trouva menacé par un pays plus grand que l’Afrique du Nord et l’Asie mineure réunies, situé au-delà des colonnes d’Hercules. Cette île-continent, d’une « immense et extraordinaire puissance », était l’Atlantide. Les Atlantes ambitionnaient de devenir les maîtres du monde entier. Mais, au cours d’une grande bataille, ils furent vaincus par les guerriers athéniens. Or, juste après cette glorieuse victoire, l’antique Athènes fut détruite par des tremblements de terre et des inondations dont la violence provoqua également l’engloutissement dans la mer du continent de l’Atlantide. Tout se passa en l’espace d’un jour et d’une nuit. L’Atlantide était une terre de plaines fécondes et d’immenses forêts, dotée d’une flore luxuriante et d’une faune variée, avec, en particulier, de grands troupeaux d’éléphants. Le sol recelait de riches filons d’or, d’argent et d’autres métaux. À l’extrémité sud du continent, les rois bâtirent une ville d’une magnificence à la mesure de l’extraordinaire puissance que leur valait une terre si fortunée. Cette cité, nommée elle aussi Atlantide, se composait de cercles concentriques de terre et de canaux. Au centre, fut édifié à Poséidon un temple fastueux. Dans les enceintes extérieures se trouvaient un hippodrome et des habitations populaires; dans les ports intérieurs se pressaient les navires de guerre."


Une civilisation puissante et avancée, détruite par un cataclysme il y a 11000 ans....

Enormément de théories, d'hypothèses, de supputations diverses ont été avancées pour expliquer le mystère de l'Atlantide.

Je vais en développer quelques unes ici, celles qui me donnent vraiment à réfléchir.

Les cosmogonie de par le monde, les légendes amérindiennes, la mythologie orientale ou encore la Bible font également état de la disparition soudaine d'une terre fabuleuse et lointaine à la suite d'un cataclysme. Je veux bien que Platon invente une histoire mais que cette histoire existe déjà ailleurs...
Les scientifiques ont d'ailleurs détecté les traces d'un déluge d'une immense intensité qui se serait produit il y a 10000 ans (le Déluge rapporté dans la Bible ?).

Atlantide et Atlantique

Pour beaucoup, l'Atlantide se serait située dans l'océan Atlantique et son engloutissement serait dû à un effondrement de la surface terrestre. Les Açores, point culminant de l'Ile en serait un vestige.
L'hypothèse de la chute d'une météorite ou bien encore le relèvement soudain des eaux (à la fin du Pleistocène, la déglaciation a entrainé une remontée des eaux de 80 à 120m) sont aussi des hypothèses expliquant la disparition de l'Atlantide.

Lors de l'anéantissement de l'Ile, tous les Atlantes ne disparurent pas mais les rescapés s'en allèrent coloniser d'autres endroits de la Terre, apportant aux civilisations déjà existantes leur culture, leurs arts, leurs technologie.
Ceci expliquerait par exemple (point qui m'a toujours fasciné d'ailleurs) les étranges similarités entre la civilisation égyptienne et les civilisations sud-américaines : pyramides, écriture hiéroglyphique, divinités, etc...
L'apparition soudaine de l'agriculture par exemple dans ces régions quasi simultanément il y a 9500 ans pourrait trouver là une explication.


L'existence de cette riche civilisation australe permettrait d'expliquer alors l'origine de monuments disséminés dans le monde entier et construit à l'aide de techniques si avancées sur leurs temps qu'elles défient toute explication rationnelle. L'édification des temples mayas ou aztèques a exigé des moyens et une science sans rapports avec ceux de leur époque. Cette thèse peut également s'appliquer aux pyramides égyptiennes selon de récentes études archéologiques.

Paul Schliemann, le petits fils du découvreur de Troie, écrivait en 1912 : "L'analogie entre les civilisations maya et égyptiennes est si grande qu'on ne peut la considérer comme fortuite. Il n'existe pas de hasard de ce genre. La seule explication est que, conformément à la légende, il y eut autrefois un grand continent établissant un lien entre ce que nous appelons l'ancien et le nouveau monde. C'était l'Atlantide, d'où partirent des colonies, vers l'Égypte et l'Amérique centrale."


Atlantide et Antarctique

Une autre théorie intéressante est celle développée par les époux canadiens Flem-Ath dans leur livre "When the sky fell" (1995) . Ils pensent que l'écorce terrestre a subi un basculement (un glissement) et qu'avant cette catastrophe toute une partie de l'Antarctique était en dehors du cercle polaire et donc apte à accueillir une population pouvant développer une certaine civilisation. Ils auraient trouvé des documents au British Museum de Londres leur permettant d'échafauder cette une hypothèse pour le moins étonnante.

Leurs recherches se sont principalement appuyées sur les données géologiques exposées, en 1953, par un universitaire américain du nom de Charles Hapgood.
Ce dernier développait l'idée suivante : le poids grandissant des calottes glaciaires situées aux pôles de notre planète exerce une pression croissante sur la croûte terrestre, tant et si bien que celle-ci se déplace comme glisserait la peau d'une orange que l'on presse. Albert Einstein écrira à Hapgood : "Vos arguments ont du poids et j'ai le sentiment que votre hypothèse est correcte."

En 1956, Charles Hapgood eut entre les mains une très vieille carte maritime, dessinée en 1513 par un amiral turc dénommé Piri Reis.
Hapgood fut surpris de la précision du tracé de la croûte orientale de l'Amérique du Sud sur cette carte, achevée à une époque où cette partie du monde n'était pas totalement cartographiée. La surprise fut complète quand Hapgood s'aperçut que l'Antarctique figurait également sur la carte, alors que ce continent n'avait été découvert qu'en 1820, soit trois siècles plus tard ! Consultés, les experts de l'US Air Force sont restés tout aussi perplexes face à ce constat. En comparant la carte de Reis à des relevés géologiques de l'Antarctique datant de 1949, faisant apparaître les contours du continent austral avant qu'il ne soit recouvert par les glaces, ils constatèrent que les deux tracés étaient presque identiques !
Le rapport de l'US Air Force concluait que "le tracé des côtes a été relevé avant que celles-ci ne soient recouvertes par la calotte glaciaire. La précision des données qui figurent sur cette carte reste un mystère compte tenu de l'état des connaissances géographiques en 1513".

C'est alors que Hapgood dénicha une seconde carte "miraculeuse", celle d'Oronteus Finaeus (1531). L'ensemble de l'Antarctique y figurait, avec de nombreux détails, comme l'emplacement des montagnes, des plaines et des rivières. L'Antarctique (à droite) fait apparaître le tracé de reliefs et de cours d'eau, ce qui laisse supposer que l'Homme s'était rendu sur le continent austral, et s'y était peut-être même établi, avant que la glace ne le recouvre.

Le tracé des cartes de Piri Reis et de Finaeus, dont l'authenticité a été prouvée, s'inspirait donc de cartes très antérieures, en conséquence dessinées par un peuple disposant d'une maîtrise technique incomparable pour son époque.


Tant que j'y suis, j'ouvre ici une parenthèse énigmatique sur le Sphinx (pas franchement de lien évident avec l'Atlantide mais comme il existe des hypothèses sérieuses liant les 2 civilisations, ça passera pour cette fois).
Tout un chacun associe cette colossale statue à la civilisation égyptienne.
Or les archéologues ont découvert des traces d'érosion sur la Sphinx qui ne peuvent provenir que d'une très importante vague de précipitations diluviennes. Celle justement survenue il y a 10000 ans. Or la civilisation égyptienne est vieille de 5000 ans. Donc le Sphinx serait antérieur aux Egyptiens et présent sur le site de Gizeh bien avant la construction des pyramides !

D'autre part la disproportion entre la tête du Sphinx et son corps ainsi que le manque de traces d'érosion sur cette tête tendent à montrer que la tête aurait été retaillée par la suite pour lui donner la forme que nous lui connaissons actuellement.






De nombreuses autres hypothèse ont été formulées pour établir la position de l'Atlantide : la mer Noire étant une des plus sérieuses, mais on trouve aussi la Suède, l'Allemagne du nord-ouest ou même des sites orientaux. Partout, sur tous les continents, sur toutes les mers, des villes, des régions ont été détruites par des cataclysmes divers. Ont encore tenté d'"accueillir" l'Atlantide : la Bolivie, l'Indonésie et l'est de l'Inde, les Seychelles, l'Islande, le Sri-Lanka, le Brésil, l'emplacement de l'ancienne cité de Troie, le Bénin, le désert de Gobi et même la planète Mars!



Bref, la mystérieuse cité a encore de quoi faire parler d'elle pendant un bon moment...